I n c i v i s m e f i s c a l : q u i a p e u r d e s i m p ô t s ?:Aux sources du mal

Des stratégies de promotion du civisme fiscal non abouties, la corruption rampante ou le manque d’informations font partie des causes de cette situation.

Entre 2023 et 2024, les recettes non-pétrolières mobilisées par les administrations fiscale et douanière sont passées de 13,1 à 13,2% du PIB. Des pourcentages qui restent encore en-deçà du seuil de convergence Cemac fixé à 17%, d’après le rapport Tax Administration Diagnostic Assessment Tool (Tadat) publié en août 2025. Aux sources du problème, des difficultés dans la promotion du civisme fiscal, entre autres. Si 72,6% des demandes de renseignements téléphoniques obtiennent une réponse dans un délai d’attente de six minutes selon le Tadat, il n’en demeure pas moins que les contribuables éprouvent encore des difficultés à accéder aux solutions digitales. En effet, d’après Lionel Bologo, promoteur du cabinet d’assistance en comptabilité et fiscalité, Nelwhite Consulting, « l’administration fiscale déploie un gros effort pour mettre en place un système d’information idoine, à la portée des contribuables en ce qui concerne les impôts, les taxes, les délais, les déclarations à faire, mais l’aspect opérationnel demeure problématique. A l’ère du digital, certaines déclarations ne sont pas prises en compte par le site de la Direction générale des Impôts (DGI) telles que Harmony 1 et Harmony 2 ». Par ailleurs, le promoteur signale qu’« à cause de dysfonctionnements sur la plateforme, je n’arrive pas à soumettre des déclarations statistiques et fiscales depuis près de deux semaines, pourtant je les ai toutes télé-versées ». Des mesures ont été prises pour réduire les coûts du civisme fiscal pour le contribuable, parmi lesquelles le système minimal de trésorerie pour les très petites entreprises et le nouveau régime simplifié de l’Impôt général synthétique (IGS) pour les contribuables ne relevant pas du régime du réel et réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur à 50 millions de F. Dans cette optique, les informations collectées par la DGI via la plateforme E-billing lui permettent d’adresser aux contribuables une déclaration préremplie des revenus perçus en cas d’absence de déclaration. Cependant, les enquêteurs du Tadat ont constaté en avril 2025 qu’il n’existe pas encore de décla...

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