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MONDA BAKOA |
| [14/01/2010] |
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Sa présence et la prise de parole du chef de l’Etat dans les forums mondiaux, à New York au siège des Nations unies, comme à Copenhague au sommet de décembre 2009 sur le climat, ses nombreuses initiatives en faveur de la protection du massif forestier du Bassin du Congo, constituent des signes visibles de l’engagement de notre pays sur le front de la protection de la nature. On se souvient que c’est à la tribune de l’Onu en 2007, qu’il avait annoncé la création dans notre pays d’un observatoire sur le climat. Au cours du point de presse qu’il a donné hier à Yaoundé, aux fins de tirer les leçons du sommet de Copenhague, le ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature (Minep), Helé Pierre, a confirmé que la mise en place de cette structure effectivement créée par un décret présidentiel, en date du 10 décembre 2009, est imminente.
Cet engagement du Cameroun pour la protection de l’environnement est compréhensible, dans la mesure où aucun pays ne semble épargné par la menace des changements climatiques. L’humanité ferait face, selon les spécialistes à son plus grand défi du 21e siècle. Et l’on s’accorde à dire que l’Afrique est la plus exposée, presque autant que les îles maritimes dont l’existence serait menacée par une montée des eaux, en raison de la fonte des glaciers. Au Cameroun aussi, les effets des changements climatiques sont déjà perceptibles. Le dérèglement des saisons, source de perturbations graves dans le domaine agricole, l’assèchement des cours d’eau, ou l'avancée du désert dans la zone sahélienne, en témoignent. Et le plus dur est à venir, si rien n’est fait, promettent les scientifiques.
Les initiatives locales, venant du gouvernement ou des Ong, se multiplient comme contribution de notre pays à la lutte contre le réchauffement climatique. A commencer par cette préservation de la forêt du Bassin du Congo, le second par son importance dans le monde, après l’Amazonie. A travers une gestion durable de ses écosystèmes. A ce jour, 20% du territoire de notre pays sont couverts par des réserves protégées, selon Helé Pierre. Il annonce qu’après Copenhague, le Cameroun va davantage s’employer à multiplier d’autres projets de protection de la nature, pour se positionner par rapport aux fonds de compensation promis par les pays industrialisés. De initiatives nouvelles viendront dans le renforcement de ce qui se pratique déjà, à l’instar de l’ « Opération Sahel vert». Un programme de reboisement à travers lequel le Minep a planté un million d’arbres sur trois mille hectares, l’année dernière, dans la région de l’Extrême-Nord. Mais aussi dans la mouvance des projets existant sur la protection de couche d’ozone, la préservation de la mangrove, la stabilisation des berges de la Benoué aux fins de freiner l’ensablement du fleuve, la lutte contre la jacinthe d’eau.
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