Transitions difficiles: Des étincelles dans la maison
- Par Lucien BODO
- 03 Nov 2026 08:17
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La survie du parti après le retrait de la figure majeure peut se heurter à de féroces et longues batailles internes.
P lusieurs formations politiques se trouvent aujourd’hui en difficulté à cause des transitions mal gérées. Suite au retrait du leader, des conflits de succession sont nés çà et là en dépit de textes internes qui détaillent souvent de manière claire les conditions de prise de pouvoir. Chose qui fragilise les ambitions de ces partis. MDR Le Mouvement démocratique pour la défense de la République MDR vit dans la tourmente depuis le décès de son fondateur, Dakole Daïssala, le 9 août 2022. Le parti, allié historique du Ras semblement démocratique du peuple camerounais, fait en effet face à un problème de bicéphalisme. D’un côté, l’avocat et sénateur Paulin Djorwe. De l’autre, le fils du défunt leader, Daïssala Tigana Tassi. Tous les deux revendi quent le titre de président. Cette frac ture se matérialise de diverses manières, mais le résultat est le même : le parti a de plus en plus du mal à mener serei nement ses activités et à être de la partie lors des consultations électorales. Pendant les régionales du 30 novembre 2025, les deux factions se sont re trouvées devant la Cour suprême où la Chambre administrative a rendu, le 21 du même mois, un arrêt mettant hors- jeu la liste en lice à l’époque dans le Mayo-Kani. Le MDR avait pourtant com mencé à battre campagne sur le terrain en vue de disposer de représentants au sein du Conseil régional de l’Ex trême-Nord. A l’approche des futures législatives et des municipales, la si tuation n’est pas encore devenue stable. Les deux camps étant actuellement en justice. Daïssala Tigana Tassi conteste devant la Cour d’appel du Centre la décision du Tribunal de grande instance du Mfoundi qui maintient Pau lin Djorwe à la tête du MDR. MP Au Mouvement progressiste (MP) éga lement, il y a eu des remous après la démission en 2020 de son fondateur Jean Jacques Ekindi, qui a décidé de re joindre à nouveau le RDPC, qu’il avait d’abord quitté des années auparavant. Après son départ, il s’est posé un pro blème de bicéphalisme qui a conduit à la mise à l’écart de la candidature de Hilaire Dzipan à l’élection présidentielle de l’année dernière. Ladite candidature avait pourtant été validée dans un pre mier temps par le Conseil électoral d’Elections Cameroon. Mais le Conseil constitutionnel avait rendu une décision favorable à la requête déposée plus tard par Christiane Moullende, qui re vendique elle aussi les manettes de la coordination générale du parti. Après tous ces soubresauts, Hilaire Dzipan, que CT a contacté hier, annonce qu’il ne fait plus partie des rangs du MP. UPC L’autre cas illustratif des difficultés...
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