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Selavie, nouvelle « députée » du parlement du rire:

Culture
Monica NKODO | 11-01-2017 11:58

La comédienne camerounaise, en plus de son nouveau spectacle joué à Paris, fait partie de la deuxième saison de l’émission diffusée sur la chaîne Canal+ Afrique.

Une année 2017 chargée. Selavie Newway a du pain sur… les planches. Elle est le nouveau membre de ce Parlement pas comme les autres. La deuxième saison du show comique « Le Parlement du rire » diffusé sur Canal+ Afrique depuis dimanche dernier, compte l’humoriste camerounaise parmi ses nouveaux membres. Autour du « président » Mamane (Niger), des vice-présidents Gohou et Digbeu Cravate (Côte d’Ivoire) et Charlotte Ntamack (Cameroun), 28 humoristes de 10 pays africains ont pour seule mission de décortiquer des sujets d’actualité qui touchent de près ou de loin le continent, et de faire exploser l’applaudimètre.
Le 8 janvier dernier pour le premier épisode de la saison, sur le thème : « La prime des joueurs de foot », Selavie s’est lancée en compagnie de ses confrères africains certes, mais camerounais aussi (Amadou Bouna, Basseek Fils, Edoudoua Non Glacé, Major Asse, Moustik le Karismatik). Une diversité qu’elle enfile comme un gant, elle qui se plaît à évoquer les questions de différence entre genres et cultures dans ses pièces. D’abord « Selavie vous colonise » il y a trois ans, et à présent « Selavie en couleurs », qu’elle joue tous les vendredis soirs au Théâtre La Cible à Pigalle dans le 9e arrondissement de Paris. « Le spectacle parle toujours de moi (rires) ! Non, je plaisante, je parle de tout. On retrouve des sujets comme le choc des cultures, mais j’évoque aussi l’éducation, mon adolescence, mon arrivée à Paris, des clichés sur nous-mêmes. Je ne fais pas de politique, mais j’en parle aussi », révèle l’humoriste.
« Le Parlement du rire » offre une visibilité en Afrique pour Selavie, qui débute sa carrière en 1996 aux côtés de Tchop Tchop. Entre 2001 et 2002, elle travaille avec le « Quatuor du rire » sur la radio RTM à Douala puis sur Canal2 International. Fin 2003, elle saute le pas en solo. Selavie se rend en France avec des rêves de cinéma, et se plonge finalement dans l’univers du One-(wo)man show. « Elle est capable de dérider et de donner du bonheur à n’importe qui et ça, ça me fascine », déclarait René-Marc Guedj, son producteur, découvreur de talents.

« Des retrouvailles chaleureuses »

Selavie Newway, humoriste.

La deuxième saison de l’émission « Le Parlement du rire » démarre sur Canal+. Vous êtes nouvelle dans l’équipe d’humoristes autour de Mamane et de Gohou. Comment avez-vous vécu cette aventure ?
Je ne peux être  que joyeuse de partager une scène pareille. « Le Parlement du rire », même si c’est sa deuxième édition, est un tremplin pour nous.  Il porte bien son nom. En plus, c’est un honneur de partager la scène avec Mamane, le président et tous les autres parlementaires. Revoir Gohou a été un immense plaisir. Je ne l’avais pas vu depuis pratiquement 12 ans. Il faut noter que la dernière scène que j’ai partagée avec Daho et lui c’était en 2003 au Cameroun, si j’ai bonne mémoire. Les retrouvailles étaient tout aussi chaleureuses avec Adama Dahico, car la dernière fois que je l’ai eu au téléphone c’était en 2007. Ce n’était que du bonheur. Mon rôle au sein de ce panel est celui d’une humoriste camerounaise, sans plus. Même si je ne vis pas pour le moment au Cameroun, et que je réside à Paris, partout où je passe quand on me demande d’où je viens, je dis : du Cameroun.
Avec « Le Parlement du rire », la scène du continent africain vous est ouverte…
C’est une expérience très enrichissante, avec beaucoup d’émotions, même si j’ai loupé la première édition. Je dis « loupé » parce que j’avais été contactée par Mamane pour cette émission et le festival en 2015 quand tout ça démarrait, mais j’étais enceinte. Mamane est vraiment comme un père pour moi. J’exagère un peu, mais c’est pour dire combien j’ai du respect pour lui, non seulement par rapport à son professionnalisme, mais aussi parce que c’est un homme de parole. Quand je lui ai parlé de mon état, il m’a dit : « Ce n’est pas grave je ferai appel à toi pour la deuxième saison et même si ce n’est pas pour ça, ce sera pour autre chose parce que j’ai plein de projets. » Il n’était pas obligé de tenir parole, mais il l’a fait. Je l’en remercie.
En solo, vous présentez en ce moment au théâtre La cible à Paris, « Selavie en couleurs ». Comment le spectacle est-il accueilli par le public français que vous avez mis plusieurs années à conquérir ?
J’ai commencé avec la pièce « Selavie en couleurs » au théâtre La Cible 75009 Paris en septembre 2016, cinq mois après mon accouchement, et j’y reste jusqu’en juin 2017. Le théâtre La Cible est une petite salle qui me permet de rôder le spectacle « Selavie en couleurs » parce que je me suis arrêtée un an et quelques mois. Je ne peux pas reprendre dans une grande salle, car je vais perdre plus d’argent qu’en gagner. Le but c’est d’y rester jusqu’en juin et de faire un show case dans une grande salle en septembre ou octobre prochain, puis faire une captation-vidéo afin de mettre sur le marché européen et africain le DVD du spectacle. Mon équipe et moi réfléchissons là-dessus. Du coup en 2018, quand je jouerai mon spectacle, ce sera un tout nouveau spectacle, dans une nouvelle salle.
En tant qu’humoriste femme et africaine, comment se passe l’évolution de votre carrière dans ce milieu très concurrentiel de l’humour parisien ?
L’évolution se fait tout doucement, mais elle se fait. Oui il y a beaucoup de concurrence, mais comme je dis toujours, chacun est unique. J’ai mon style, mes confrères aussi le leur. On peut  même avoir un sujet similaire mais on le traite chacun à sa façon et le joue à sa façon et c’est ça qui fait la différence. En plus, je ne joue pas seulement sur Paris. Je vais aussi de temps en temps à l’étranger ou en province dans la France profonde, où les salles sont parfois très grandes, face à un public provincial très différent du public parisien, mais aussi très accueillant. Le public est toujours aussi diversifié : de toutes les nationalités confondues, africaines comme européennes. En plus, j’ai déjà eu des touristes anglais, asiatiques, hollandais, etc. dans mon public. En gros, le public change beaucoup, mais il est de plus en plus merveilleux.
 

 

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