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 André Mama Fouda: « Nous sommes pour une couverture progressive »

24 heures
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 15-05-2017 16:51

Le ministre de la Santé publique.

M. le ministre, comment s’effectuera le financement de la couverture de santé universelle ?
L’assurance maladie universelle et la couverture santé universelle (CSU) sont deux concepts totalement différents. La couverture santé universelle permet à tout un chacun d’avoir accès aux soins sans difficulté financière aucune. Celle-ci s’organise sur deux principales thématiques. D’abord l’organisation et le financement de l’offre de soins de santé, ensuite l’organisation et le financement de la demande des soins qui est le champ de l’assurance maladie. Nous sommes pour une couverture progressive de toute la population, y compris les plus pauvres et les plus vulnérables. Les coûts ne sont pas seulement à la charge des malades, mais sont supportés par l’ensemble de la population et de l’Etat du Cameroun. Ceci par le biais du prépaiement et de la mise en commun des risques.
Où en sont les réflexions du comité intersectoriel ?
L’état des lieux des principaux dispositifs est connu. Il s’agit dans un premier temps, du consensus sur la mise en place d’une structure nationale unique de gestion technique et financière. Ensuite, le consensus sur un régime de base de la couverture en santé, obligatoire pour l’ensemble de la population et offrant un paquet de soins et services de santé essentiels communs. Enfin, nous avons tenu, du 2 au 6 mai dernier, un atelier de concertation sur le paquet de soins et services de santé essentiels communs, dont la validation par l’ensemble du Comité s’effectuera d’ici la mi-juin 2017. Parallèlement, des sous-groupes réfléchissent sur l’opérationnalisation de la couverture santé universelle.
Quels sont les différents axes de cette opérationnalisation ?
Il s’agit, entre autres, de l’affiliation par un système d’immatriculation biométrique avec l’assistance des communes, du recouvrement des contributions des travailleurs et retraités du secteur formel (public, privé). Il est question de s’appuyer également sur le recouvrement des contributions des populations actives de l’économie informelle et du secteur agricole qui est le secteur le plus important avec près de 80% des travailleurs. Les rôles possibles des organisations non gouvernementales, des coopératives et associations professionnelles dans les relations avec le secteur informel seront passés en revue. L’identification, la cartographie et la gestion des populations indigentes, incapables de payer une quelconque contribution, la gouvernance du système, notamment le cadre législatif ne seront pas en reste.

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