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Protection des populations: la police toujours au front

Presidential
Jeanine FANKAM | 22-05-2017 06:13

Elle ne se lasse pas dans la modernisation de son appareil. Plusieurs succès déjà à son actif.

Lorsqu’en 2016, le gouvernement lance la nouvelle Carte nationale d’identité au Cameroun, plusieurs personnes se montrent sceptiques sur la réforme. Elles pensent qu’on change simplement les hommes dans un système nébuleux. On réalise aujourd’hui que c’est une réelle refonte du système d’identification qui illustre la détermination à préserver la nationalité camerounaise. « Un grand pas dans la lutte contre l’usurpation d’identité et la fraude documentaire, une grande victoire », commente un cadre de la police. Gemalto, le nouvel opérateur de la fabrication de la Carte nationale d’identité au Cameroun déploie des technologies de pointe pour rassurer par rapport à l’informatisation effective du document dont certains éléments ne sont lisibles que par carte magnétique.  Dans ce cas, on ne va plus avoir les défaillances qu’on a connues dans l’ancien système. Gemalto apporte l’outil technique mais le contrôle de cette identité commence depuis les postes d’identification jusqu’à la production. On apprend que dans ce processus, la collaboration est directe entre les services de la police et ceux des collectivités locales dans le cadre de la vérification de cette identité.
Dans  le registre de la protection des personnes et des biens, la police camerounaise se montre au point avec l’expansion de la vidéo-surveillance. Des contrats ont été signés avec des opérateurs internationaux pour être Up to date dans ce domaine et plusieurs villes du pays sont sous vidéo-surveillance, un autre succès dans la modernisation des outils de travail de la police. Aujourd’hui, on parle de moins en moins des crimes rituels. Ces  meurtres ne sont plus que des souvenirs lointains dont le paroxysme se situe vers l’année 2014. « Il y en a eu très peu en 2015 et beaucoup moins encore en 2016, presque pas en 2017 alors qu’en 2014, on assistait régulièrement à la reconstitution du crime », renseigne notre source. La Police, dans ce chapitre, a joué son rôle. Ce corps ne lésine pas sur les moyens pour redorer son blason et demeurer une police avant-gardiste.  
Dans cette perspective, elle renouvelle régulièrement son matériel opérationnel pour rester à la hauteur de la tâche. Ses unités sont régulièrement dotées du matériel roulant tels que les motos, les minibus, les jeeps, les cars, etc. et se rapprochent des populations dans les marchés, les grands carrefours, les zones à haut risque, dans le concept de la police de proximité. Bien plus, les hôtels de police, dignes de ce nom, se multiplient  sur le terrain. S’agissant du renforcement des capacités humaines, la délégation générale à la Sûreté nationale vient de lancer un concours pour le recrutement de 5500 Camerounais. Tout cela contribue à la préparation des lendemains meilleurs.  La CAN 2019 est un autre chantier et la police se prépare déjà.

 

Joyce-Cécile Ndjem Mandeng: « Les enlèvements sur le front Est ont diminué »

Chef de la cellule de Communication de la délégation générale à la Sûreté nationale.

Quels sont les récents succès de la police camerounaise ?
La police camerounaise a couvert la Coupe d’Afrique de football féminin avec succès. On n’a enregistré aucun incident grave pendant cette période. Toutes les délégations qui sont arrivées au Cameroun sont rentrées saines et sauves. Aucun délégué de cette CAN  n’a été victime  d’agression ou de vol. Aucune situation malheureuse n’a été enregistrée pendant cette fête africaine qui a fait converger au Cameroun des milliers de personnes. La police camerounaise a encadré les foules qui allaient au stade et qui fêtaient les victoires des équipes avec euphorie. Quelque fois, il y a eu des débordements qui n’allaient pas plus loin que des manifestations de joie dans les rues. A temps et à contretemps, la police était là pour rappeler ce qu’il ne faut pas faire et protéger la population en canalisant ces moments de grandes joies.
Dans la lutte contre Boko Haram, quel rôle joue la police ?
La police camerounaise est au front dans la lutte contre Boko Haram. Elle assure le renseignement prévisionnel. En cela, la police demeure une force avant-gardiste. Beaucoup d’attaques sont diluées grâce à l’action de la police. Les enlèvements sur le front Est au niveau de la frontière avec la Centrafrique ont diminué. Beaucoup de choses sont évitées grâce au travail de la police. Sur le terrain et au quotidien, la police assure la sécurité des personnes et des biens. Son travail va de la régulation de la circulation dans les artères des grandes villes à l’empêchement des délits et crimes grâce à la police de proximité. Et quand bien même un crime survenait, la police s’engage dans les enquêtes. Nous signalons que la police, cette année, a mené une croisade contre les voitures volées et beaucoup véhicules arrachés à leurs propriétaires ont été retrouvés, les gangsters démantelés. La force de la police reste le renseignement prévisionnel qui est sa mission régalienne.  
Sur le terrain, comment se passe la coordination avec les autres forces de maintien de l’ordre ?
Nous travaillons pour la même République et sur le terrain, nous nous complétons. D’ailleurs, la Police et la gendarmerie travaillent très souvent dans les patrouilles mixtes. Si la police est en deavant, la gendarmerie la couvre en arrière-plan et vice-versa.  En ce sens, nous montrons que les forces de maintien de l’ordre travaillent en synergie. Et à ce niveau, permettez-moi de vous parler de la "Police camerounaise d’Etat", la police qui patrouille en mer avec le Bataillon d’intervention rapide (BIR). Les deux forces patrouillent ensemble en haute mer au niveau de Bakassi. Et dans ces missions, chaque force a un rôle précis. Avec la police c’est toujours et avant tout, le renseignement prévisionnel. Il s’agit d’anticiper sur les crimes qui se trament par des personnes sans foi ni loi. Et quand la police a une information, elle la partage avec les autres forces. Donc, entre la police et les autres forces de maintien de l’ordre, il n y a pas d’intérêts divergents.

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