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Commerce intra-africain: La douane veut alléger les procédures

Félicité BAHANE N. | 13-11-2017 23:08

Les experts des douanes de l’Union africaine en conclave à cet effet à Yaoundé, en prélude à la rencontre des directeurs généraux, jeudi et vendredi prochains.

Yaoundé abrite depuis hier, 13 novembre 2017 et ce, jusqu’au vendredi 17, la neuvième réunion ordinaire des directeurs généraux (DG) des douanes de l’Union africaine (UA). Comme chaque année, il est question d’apprécier ce qui a été fait entre deux réunions et surtout, donner une nouvelle dynamique à l’effort d’inter-connectivité des institutions douanières du continent. Ceci en vue de faciliter le transit, lutter contre le faux, assurer la sécurité des pays et maitriser les données statistiques du commerce intraafricain. Les experts ont ouvert le bal des travaux, jusqu’à mercredi. Les DG des douanes entrent en scène dès jeudi pour deux jours. Leurs conclusions seront présentées à l’UA pour examen et approbation. Thème des travaux : « Contribution des douanes à l’analyse des données sur le commerce international, à la sécurité et à la stimulation du commerce intra-africain ». A propos du commerce intraafricain, l’UA estime qu’il est obstinément faible. Pour cause, « de longues manutentions portuaires, des procédures douanières lourdes, de nombreux barrages routiers et de nombreuses barrières non tarifaires, en plus de la corruption», regrette Nadir Merah, directeur chargé du commerce et de l’industrie de l’UA. Selon lui, « l’Afrique est aujourd’hui en train de réaliser quelque chose d’historique : la finalisation de l’accord sur la zone de libreéchange continental. Et la douane va être un élément pivot pour faciliter la mise en place de cette zone». Les experts réunis à Yaoundé reconnaissent qu’il y a déjà quelques avancées sur le continent. « Le meilleur exemple est la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe à Chirundu. A l’époque, un camion de marchandises mettait une semaine, voire plus pour passer la frontière. Aujourd’hui, il met trois heures. C’est cet exemple-là qu’on voudrait généraliser à toute l’Afrique, qui a beaucoup trop de frontières. Si on arrive à harmoniser les systèmes de dédouanement, les procédures de transit, etc., l’intégration sur le continent sera plus visible et porteuse», assure le mandataire de l’UA.

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