Responsive image

Insécurité routière: il faut des mesures fortes

Carine TSIELE | 11-07-2018 10:44

 Jusqu’à présent, les mécanismes de prévention mis en œuvre tardent à produire les résultats escomptés. D’où la nécessité de passer à la vitesse supérieure.

Le chef de l’Etat siffle la fin de récréation dans le domaine des transports. À travers un communiqué rendu public avant-hier par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, le président de la République prescrit un accroissement de la prévention routière et une répression absolue des infractions de toute nature constatées en matière de circulation routière sur le territoire national.

C’est que jusqu’ici, malgré l’organisation des campagnes cycliques de prévention routière et la multiplication des barrières de contrôle, le nombre  d’accidents n’a pas diminué de façon significative sur nos axes routiers.

L’histoire du car assassin parti, en toute illégalité, de Yaoundé pour Bafoussam traversant toutes les barrières de contrôle jusqu’au lieu du drame à Boutourou I dans le Mbam-et Inoubou est édifiant à cet égard. Selon les premières investigations sur cet accident qui a coûté la vie à 31 personnes et fait quatre blessés, il ressort que le chauffeur du véhicule n’était pas titulaire d’un permis de conduire.

De plus, l’agence de transport ne dispose pas d’une licence de deuxième catégorie qui l’autorise à opérer dans le transport interurbain. Ce qui fait de ce car et de la compagnie Takala pour laquelle il roulait des clandestins.

Mais à l’observation, il s’agit là de lieux communs en matière de circulation routière dans notre pays. C’est que les clandestins et autres contrevenants du code de la route sont légion.

Et malgré les différents mécanismes mis en place pour mettre définitivement un terme à leurs activités, ils se font ingénieux au quotidien, tout en bénéficiant de complicités parmi les éléments des structures qui doivent combattre le crime, pour passer à travers les mailles du filet.

Du coup, la prévention routière avec son opération phare, « Contrôle-surveillance-répression des infractions à la circulation routière » menée conjointement par le ministère des Transports et la Gendarmerie nationale doit revoir ses méthodes de travail.

Comment veut-on qu’il en soit autrement si en 2018, un aventurier, sans être en possession de tous ses moyens, ni autorisations incontournables, peut  prendre la route, avec à bord de son véhicule de précieuses vies ne demandant qu’à arriver à destination en un seul morceau ?

Sur les routes, chaque usager peut constater à loisir la circulation de bus à l’ergonomie contrefaite, surchargés, des pneus usés, carrosserie en mauvais état, présentant curieusement une fiche de visite technique conforme.

Et que dire du non-port de la ceinture de sécurité et de l’excès de vitesse qui sont le sport favori de bien d’automobilistes ? C’est clair que de nombreux dysfonctionnements demeurent dans notre système de lutte contre l’insécurité routière.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter