Cameroon-Tribune

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Contentieux pré-électoral : une douzaine de recours enregistrés

Priscille G. MOADOUGOU ATANGANA | 10-08-2018 11:55

 Les candidats avaient jusqu’à hier minuit pour déposer leurs dossiers de réclamations. 

Il n’y a plus de place sur le babillard du Conseil constitutionnel, situé au 4e étage, du Palais des Congrès de Yaoundé. D’ailleurs, le personnel retenu pour le faire est obligé de coller les requêtes enregistrées sur le bord du panneau en bois. Au moment où nous quittons les lieux hier soir, 12 dossiers avaient été déposés au greffe de l’institution.

Kum Ane Ihims, le président du Bilingual Yaounde Political (Biya Party) demande de déclarer « l’inéligibilité du candidat Paul Biya » et de « me considérer comme le candidat éligible. Car, il ne saurait y avoir deux Biya dans ce scrutin ». Comme lui, Léopold Steves Ndjoumou pense qu’il faut invalider la candidature de Paul Biya.

L’un des motifs des deux dossiers du candidat déclaré de l’Union pour le redressement économique du Cameroun (Urec). « Son dossier n’a pas fait l’objet d’un examen rigoureux par le Conseil électoral », écrit-il. Bertin Kisob, président national du Cameroon Party for Social Justice, est aussi dans la logique du « rejet » de la candidature du président de la République, dans ses trois recours déposés.

Vincent-Sosthène Fouda, candidat du Mouvement camerounais pour la Social-Démocratie demande la validation de sa candidature. Selon lui, contrairement aux motifs de rejet évoqués par Elecam, notamment l’absence de certificat de versement de cautionnement et celle de certificat de nationalité, son dossier contenait bel et bien ces pièces.

Pour sa part, Olivier Bilé souhaite la réhabilitation de sa candidature. La notification d’Elecam est précise sur le motif de rejet : « absence de certificat de versement du cautionnement ». Le concerné indique sa disposition « à corriger cette lacune ».

Rév Rigobert Gaban Midanha sollicite la requalification de sa candidature à l’élection présidentielle. Selon lui, le Conseil doit l’examiner au fond. Même s’il ne parle pas du versement ou non de la caution de 30 millions F, l’une des raisons du rejet de son dossier. Sans oublier l’absence de la liste de 300 signatures des personnalités requises par la loi. Geneviève Zeh Amvene est formelle.

«Si vous déclarez la guerre à Dieu, vous aurez des problèmes », écrit-elle dans sa requête. Elle parle plus de son appel reçu de l’Eternel que des éléments qui manquent à son dossier.

Outre le motif évoqué plus haut, Léopold Steves Ndjoumou et Bertin Kisob, dans d’autres recours, contestent le rejet de leurs candidatures.  Bertin Kisob demande aussi, l’annulation, du décret de convocation du corps électoral pour la présidentielle du 7 octobre 2018 à cause de l’insécurité qui prévaut dans le pays.

Tandis que Valentin Egono de l’Union camerounaise pour la démocratie et l’innovation considère que le silence d’Elecam vaut validation de son dossier de candidature. En effet, il indique n’avoir pas été notifié du rejet de son dossier.

Alors qu’Aboubakar Kamaldine, le premier à déposer sa requête, le 7 août dernier, estime avoir été victime de la part du personnel d’Elecam Douala.

Ce qui aurait eu pour conséquence, la non transmission de son dossier à la direction générale des Elections. Le Conseil a un délai de 10 jours pour rendre sa copie.

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