Souleymane Pepouna: « En Afrique, nous avons un manque criant de compétitions »

 entraîneur des Giants du Cameroun à la Continetal Basbektball League, NBA à l’africaine

 

Le Cameroun a participé pour la première fois à une compétition professionnelle à l’attention des clubs. Quels sont les acquis de ce premier passage ?
Nous avons découvert le monde professionnel. Nos joueurs étaient des amateurs. Nous sommes entrés dans le monde professionnel avec ses exigences. Les exigences sur le plan des mentalités, celles de haut niveau sur le terrain. Il faut arriver tous les jours et faire le match parfait. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Ce sont des professionnels, ils ont des contrats de performance. Ce que l’on n’a pas toujours dans les clubs amateurs.  Nous avons joué dans un  autre environnement dans des gymnases avec des salles pleines, les télévisions, avec un règlement qui change un peu. Sur le plan humain, c’est une très belle expérience parce que nous nous frottons à un autre basket.  La présence de joueurs américains dans toutes les équipes a haussé le niveau de la compétition et nous avons tous grandi.
Nous étions aux play-offs malgré l’élimination. Joli coup quand même ?
C’est un joli coup parce que nous allions vers l’inconnu et nous sommes aussi arrivés comme tels. Les autres Franchises étaient là l’année dernière lors de l’ancienne version. Nous étions les nouveaux venus. Nous voulions être dans le carré parce que c’est l’objectif que les dirigeants de la Franchise nous avaient assigné. Nous avons un peu de regrets parce que nous aurions pu plier cette compétition. Mais le manque d’expérience, le manque de matchs à ce niveau nous a cloué. Nous terminons une compétition où nous avons perdu tous matchs sur le fil, sur les 30 ou 60 dernières secondes.
Avec la Continental Basketball League, quelle sera désormais la différence fondamentale  de la pratique du basketball en Afrique ?
En Afrique, nous avons un manque criant de compétitions. Très peu de pays ont des championnats vraiment professionnels avec des équipes qui se valent. La CBL ajoute une compétition. Avec son mode de fonctionnement, on va véritablement vers le monde professionnel un peu calqué sur le style de la NBA. C’est un bonus pour le basketball africain. La présence des joueurs américains rehausse la compétition. Les clubs n’ont pas souvent les moyens de s’offrir ces derniers. La CBL vous permet d’en avoir deux ou plus, si ces derniers sont d’origine africaine. Chaque grand championnat dans le monde a ses Américains. C’est quelque chose de positif. Je crois que  l’on pourra rivaliser avec les autres continents dès la saison prochaine puisqu’elle ira sur quatre mois comme toutes les autres dans le monde.

Propos recueillis par A.B.

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