Une aubaine pour l’économie

L’utilité de l’usine de pied du barrage de Lomp Pangar suscite espoir et enthousiasme.

 

Le trou béant devant le barrage de Lom-Pangar ne suscite plus les questions des journalistes. On sait depuis hier, 16 juillet 2017, que c’est là que l’usine de pied sera érigée durant les 30 prochains mois. Une centrale hydroélectrique équipée de quatre groupes. De la sorte qu’en tranche normale d’exploitation, la puissance de chacun des quatre groupes sera de 7,5MW, soit une puissance globale de 30MW installée.

Toujours dans cette deuxième composante du projet de construction du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar, il y a à construire cette ligne de transport d’électricité haute tension qui ira jusqu’à Bertoua.  Avec ses 120KV, elle va fournir du courant électrique d’une part à 150 villages de la commune de Belabo. Et d’autre part, à Bertoua où la ville de 300 000 habitants est aujourd’hui encore alimentée par l’énergie thermique. « Un bon vers le développement et l’industrialisation car sans électricité, on ne peut rien faire dans le noir », comme l’a relevé Adesina Akinwumi, président du groupe de la Banque africaine de développement.

Coût total des travaux, 39 milliards F, soit 30 milliards F pour l’usine de pied et 9 milliards F pour la ligne HT de 90KV. Les ménages et surtout les entreprises sont les principaux bénéficiaires desdits investissements. Non seulement avec l’hydroélectricité, on polluera moins qu’en utilisant l’énergie thermique, mais bien plus, l’énergie sera permanemment disponible.

Véritable projet structurant donc que le chef de l’Etat, le président Paul Biya, offre à la région de l’Est. Mais aussi au Cameroun. Car après avoir rempli sa première mission, celle de stocker l’eau durant les saisons des pluies afin  de pouvoir renforcer le débit de la Sanaga en saison sèche, Lom-Pangar permettra de construire par la suite de nouveaux barrages, notamment à Natchigal, Song-Mbengué ou Song-Dong. « Lom-Pangar s’avère ainsi un chantier structurant de la politique énergétique camerounaise », selon Théodore Nsangou, directeur général d’EDC.

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