Interview: «C’est une activité passionnante »

Carine Atezambong Fomo, arbitre assistante internationale FIFA.

 

Vous êtes arbitre de football aujourd’hui. Cela est-il par chance ou était-ce votre rêve ?

Jumelle issue d’une famille de huit enfants. Je suis professeur certifié d’EPS et arbitre assistante internationale FIFA. C’est le résultat de l’ambition parce que je rêvais depuis ma tendre enfance d’être sportive de haut niveau grâce surtout à Dieu qui l’a bien voulu en mettant sur mon chemin les personnes qui ont su me donner des conseils utiles et constructifs.

Comment vous insérez-vous dans cette activité ?

Mon aventure sportive commence en classe de 6e, lorsque mon père m’emmenait avec lui au footing. J’ai poursuivi avec le karaté, jusqu’à la ceinture marron. A l’université, j’embrasse le judo également jusqu’à la ceinture marron et remporte plusieurs médailles aux plans local et international. Mais lorsque j’entre à l’INJS en 2008 mon père m’instruit de pratiquer l’arbitrage de football lui-même en étant un adepte. Ainsi commence mon aventure par la ligue de football du Centre.

Une année après, je suis admise en division1 féminine. N’étant pas satisfaite du niveau des dames, j’entreprends de diriger les rencontres masculines en me soumettant aux mêmes épreuves que les hommes, conformément aux textes de la FIFA, et j’obtiens les minima pour accéder en élite 2 en 2012. Deux ans plus tard, je postule pour la Ligue 1 masculine en me soumettant encore aux tests que je réussis et en 2014, je suis admise en 1ère  division (ligue 1) masculine et parallèlement comme arbitre assistante internationale.

Éprouvez-vous des regrets aujourd’hui pour être devenu arbitre ?

Aucun. Au contraire, je suis épanouie. C’est une activité très passionnante. L’arbitrage m’a permis de saluer le président de la République ainsi que certaines sommités de l’appareil étatique lors de la finale de la coupe du Cameroun l’année dernière (2015) où j’ai été désignée comme arbitre assistante N°2 de cette finale.

Vous sentez-vous discriminée dans votre métier à cause de votre sexe ?

Pas du tout. Bien au contraire, je suis encouragée à la fois par les responsables en charge du sport en général et du football en particulier. Au Minsep, à la FECAFOOT, la Ligue de Football Professionnel du Cameroun, tous m’encouragent. Mes collègues masculins et féminins aussi. Je deviens à la fois un objet de convoitise, d’attraction et de curiosité en tant que femme évoluant dans le milieu des hommes.

 

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