Agence de promotion des investissements: des projections prometteuses

L’Agence de promotion des investissements vient de bénéficier d’une nouvelle loi  lui conférant un statut particulier. Elle est désormais rattachée à la présidence de la République. La dite loi lui donne une autonomie financière lui permettant  d’une part d’être offensive sur la scène internationale et d’autre part d’attirer encore plus d’investisseurs. Le directeur général de l’Agence Marthe-Angélique Minja dresse également dans une interview accordée à CT, le bilan de la structure depuis 2013.

 

Marthe Angélique Minja: « On sera plus agressif sur le marché »

Directeur général de l’Agence de promotion des investissements.

Qu’est-ce qui a justifié l’amendement de la loi sur l’Agence de promotion des investissements ?

Nous avons constaté depuis 2013,  en dépit des résultats qu’on peut qualifier d’honorables dans la signature des conventions, qu’il y avait quand-même quelques faiblesses systémiques. Il était donc question de revisiter cette loi afin de corriger les lacunes qui sont notamment les lourdeurs administratives, les lenteurs dans la procédure d’octroi de l’agrément. Ces lourdeurs sont dues au nombre important d’intervenants.

Qu’est-ce que cette nouvelle loi  apporte comme changements ?

Le premier changement porte sur la facilitation et la simplication des procédures. Aujourd’hui, l’Agence ainsi que l’Agence de promotion des Pme (l’Apme) vont octroyer des agréments. Nous allons signer les agréments en respectant évidemment la procédure existante en la matière. Il y a la délivrance de l’acte constatant le passage de la phase d’installation à la phase d’exploitation qui nous incombe aussi désormais. Il y aura aussi un changement dans le délai de traitement des dossiers de demande d’agréments qui sera porté à cinq jours au sein du guichet unique au lieu de trois. Dans le même registre de modifications, on compte réaliser l’examen de requêtes de prorogation. De même que nous allons apposer des visas sur toutes les demandes d’exportation et d’importation liées à la phase d’implantation et d’exploitation.

Quel est l’avantage du rattachement de l’Api à la présidence de la République ?

Etant donné qu’on souffrait du manque de disponibilité de ressources pérennes, il sera question avec ce rattachement qu’on nous les trouve, ce qui est même déjà fait. Dans le cadre de la loi qui a été votée, aujourd’hui nous allons avoir 15% de financements venant du fonds des télécommunications et 15% qui seront pris dans les ressources du crédit foncier.

Peut-on avoir une idée des perspectives ?

Nous allons retravailler notre programme d’actions qui se limitait à ce jour au seul fonctionnement. L’Api est chargée d’appliquer la politique du gouvernement en matière de promotion d’investissements. Et qui dit promotion parle de communication qui coûte extrêmement cher, que ce soit au niveau du Cameroun qu’à l’extérieur. Sous la houlette du chef de l’Etat on va être agressifs et mener ces activités de promotion dignes de notre pays, augmenter le flux d’investisseurs vers le Cameroun.

Combien de conventions ont été signées à ce jour?

On a un total de 137 conventions signées dans le cadre de la loi 2013 promulguée par le  chef de l’Etat, entre le gouvernement et les opérateurs économiques pour un montant global d’investissements projetés à 2322 milliards et 50.000 emplois directs à créer.

 

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