Ce qu’ils mangent à l’école

Dans les établissements scolaires, les élèves ont le choix entre les cantines et la nourriture concoctée à la maison.

Pendant la période de classe, les parents font face à une équation souvent pas facile à résoudre. Ils sont partagés entre la volonté de leurs enfants de se nourrir à l’école et la leur qui voudrait que le goûter se prépare à la maison. « J’aime manger le pain accompagné de haricot avec mes camarades. C’est pourquoi je préfère que mes parents me donnent de l’argent pour acheter ce que je veux », confie Julienne Manga, élève. C’est que dans les écoles primaires tout comme dans les lycées et collèges, les heures de recréation sont prisées par les élèves et les détentrices de cantine. « Je cuisine ce que les enfants aiment bien et je prends toutes les précautions pour que ce soit bien fait. Nous sommes également des mères d’enfants et la consommation de ce que nous leur proposons commence par la maison », explique Marie Madeleine B., parent. 
A l’école publique du Centre, par exemple, plusieurs vendeuses offrent des menus diversifiés aux élèves. Du pain aux omelettes avec pour ingrédients, des spaghettis, des œufs à la coque plus mayonnaise et des beignets aux haricots c’est chaque enfant qui trouve son compte auprès de son « Asso ». « Nous savons déjà parmi ces vendeuses, celles qui font le mieux la cuisine. A la maison, les parents nous rappellent de nous rassurer sur certains critères avant de nous procurer à manger », indique Arthur Loumou, élève. « N’ayant pas assez de moyens financiers, je préfère que mon enfant mange ce qui lui semble bon. L’essentiel c’est de se mettre quelque chose sous la dent pour ne pas rester le ventre vide », ajoute un parent.
Pour les plus nantis, le scénario est différent. Le goûter se prépare par les bons soins de maman. « Pour éviter certaines maladies, il faut faire des sacrifices. La veille, je demande à chacun ce qu’il aimerait que je mette dans son bol. Je me fais le devoir de me lever très tôt en fonction des commandes. Il y a des jours où la préparation est légère surtout lorsqu’ils préfèrent du pain au chocolat ou à la sardine », confie Blandine Biscènè, parent. Sur cette option, notre interlocutrice se justifie : «  A l’école, je ne fais pas confiance aux vendeuses de nourriture. Très souvent même si elles détiennent des certificats médicaux, elles ne respectent pas les conditions d’hygiène. Et lorsque survient la maladie, c’est le parent qui paye la plus grosse facture ».
 

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