Le gouvernement veille

L’insuffisance rénale est un problème majeur de santé publique dans le monde. Elle est considérée comme la maladie la plus onéreuse, par les coûts élevés de sa prise en charge. Pour le moment, l’hémodialyse qui consiste à purifier le sang du malade est le seul traitement de substitution disponible au Cameroun. Comme il le fait déjà depuis plusieurs années pour les autres maladies chroniques comme le Vih-Sida et les hépatites, le gouvernement déploie de gros efforts pour venir en aide aux personnes souffrant de l’insuffisance rénale chronique. Depuis 2002, la séance de dialyse est subventionnée à 95% par l’Etat. Alors qu’avant cette date, les patients pouvaient débourser plus de deux cent mille francs pour une séance de dialyse, aujourd’hui, elle ne leur coûte que 5000 F. Bien plus, les pouvoirs publics ont consenti d’importants investissements pour faciliter l’accès des patients au traitement par la création de nouveaux centres de dialyse. Jusqu’en 2002, les hôpitaux généraux de Douala et de Yaoundé étaient les seuls à disposer d’un centre dialyse. Dans son discours de fin d’année 2007, le chef de l’Etat avait promis de révolutionner le dispositif sanitaire du pays par la dotation de chaque chef-lieu de région d’un centre d’hémodialyse et d’un centre d’imagerie médicale. «Je compte donner instruction au gouvernement de doter nos hôpitaux provinciaux (NDLR : régionaux) qui n'en sont pas pourvus d'appareils de dialyse et de scanners afin de soulager les malades qui sont actuellement astreints à des déplacements longs et pénibles. A terme, nous devrions aboutir à un dispositif d'assistance médicale qui ne laisserait aucun Camerounais sans soins, quels que soient ses moyens», avait prescrit Paul Biya. Aujourd’hui, c’est chose faite. Le Cameroun dispose de dix centres de dialyse. Ce nombre ira encore croissant avec la dotation bientôt des régions qui ne disposent pas encore de ces structures.

Les dysfonctionnements que viennent de vivre les centres d’hémodialyse du pays peuvent donner l’impression d’un relâchement par l’Etat de la prise en charge des malades dialysés. Que non. Le retour à la normale par l’approvisionnement d’un premier lot de 11 tonnes de consommables pour la prise en charge de ces patients est une preuve supplémentaire de la constante sollicitude des pouvoirs publics à l’endroit de ces personnes. Cette rupture est inhérente aux impondérables et aux aléas qui caractérisent la commande publique à l’international.

Ce n’est qu’une lapalissade ; dans la sous-région, le modèle de prise en charge choisi par le gouvernement camerounais fait référence. En plus de la multiplication des centres de dialyse, l’Etat inscrit chaque année dans son budget d’importantes provisions pour subventionner le traitement des patients souffrant d’insuffisance rénale. Le système camerounais de prise en charge de l’insuffisance rénale fait affluer dans nos hôpitaux dotés des centres de dialyse, de nombreux patients en provenance des pays voisins. Preuve que l’Etat camerounais veille sur ses malades sous dialyse.

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