Dialogue en RDC: consensus sur le calendrier électoral

Un accord a été trouvé entre majorité et opposition sur l’ordre de passage des différents scrutins avec une priorité pour la présidentielle.

Après trois jours d’absence au dialogue national, l’opposition congolaise a regagné hier la table des négociations. Ce retour intervient à la suite d’un accord trouvé la veille avec la majorité sur le calendrier électoral, principal point d’achoppement à l’origine de la brouille survenue lundi dernier. Ainsi, selon le compromis trouvé entre les deux camps, la présidentielle sera couplée aux législatives et provinciales. «La présidentielle, les législatives nationales et les législatives provinciales (…) se dérouleront exactement le même jour», a annoncé Alexis Thambwe Mwamba. Le ministre congolais de la Justice et co-modérateur de la majorité ajoute par ailleurs que les différentes composantes sont d’accord pour une refonte totale du fichier électoral. «Nous avons retenu d’un commun accord que la séquence présidentielle, législatives nationales et provinciales (…) doit se passer le même jour», renchérit Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) et co-modérateur de l’opposition. Mais, il reviendra à la (CENI) de dire si techniquement et financièrement les locales pourraient aussi se tenir le même jour que les trois autres scrutins. 
Quant à l’après 20 décembre 2016 qui marque la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila Kabange à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), la majorité parle de la mise en place prochaine d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’actuel président de la République jusqu’à la tenue des élections. «La majorité est pour le respect strict de la Constitution. Joseph Kabila restera au pouvoir. Il n'y a aucun doute là-dessus et il y aura un nouveau gouvernement avec la majorité et l’opposition», a poursuivi Alexis Thambwe Mwamba, citant un arrêt rendu en mai dernier par la Cour constitutionnelle. Vital Kamerhe confirme l’avènement prochain d’un nouveau gouvernement, sans pour autant se prononcer  sur l’avenir de M. Kabila.  
Après ces différentes annonces, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui a décidé de boycotter le dialogue national a fait savoir que s'il est possible de vacciner 80% de la population en dix jours, l’on peut aussi enrôler et faire voter l’ensemble du corps électoral en très peu de temps. La Lutte pour le changement (Lucha), un mouvement de jeunes né à l’Est du pays, invite le peuple congolais à se prendre en charge, sans violence, ainsi que ceux qui veulent «rester aux côtés du peuple à démissionner à la fin du mandat du président Kabila».
 

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