Musiques et danses patrimoniales: la piste s’est refermée

Le clap de fin de cette première édition a retenti le 5 août dernier à Yaoundé. Bilan satisfaisant pour les organisateurs et les participants.

Des sourires affichés pendant la remise des attestations. Les délégués régionaux des Arts et de la Culture, à la tête des 200 groupes constitués par près de 3000 artistes venus des quatre coins du pays, ont conclu avec enthousiasme la première édition du Festival des musiques et danses patrimoniales (Fesmudap), organisé sous le très haut patronage du président de la République. L’événement, un coup d’essai, a pris des allures de coup de maître. Satisfaction difficilement cachée par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (Minac), qui présidait la cérémonie de clôture samedi dernier à l’esplanade du Musée national. Ce premier Fesmudap, décrit par le Minac comme « un moment exceptionnel d’effervescence et de démonstration du génie culturel camerounais », s’est avéré un lieu de brassage entre les différentes composantes culturelles.

Les festivaliers originaires des 10 régions ont reçu des félicitations pour avoir contribué au succès de la manifestation, en représentant avec talent ces trésors des quatre aires culturelles, qui s’exposent finalement peu. Les artistes traditionnels ont pu sortir de l’ombre et dévoiler ce savoir-faire si particulier. Une expérience enrichissante pour les milliers de visiteurs qui durant quatre jours, se sont abreuvés aux sources de leur patrimoine. Alors que le festival rentrait en gare samedi dernier après avoir été ouvert le 2 août par le Premier ministre au nom du chef de l’Etat, la véracité de son thème « Musiques et danses patrimoniales : vecteurs du multiculturalisme et de l’intégration nationale » s’est une fois de plus révélée. Le grand spectacle de clôture a vu la prestation de plus de 40 groupes. Ils se sont succédé sur scène après la dizaine d’autres qui ont animé avec ferveur la cérémonie d’au revoir du Fesmudap. Fait marquant de cette première édition : la présence des artistes nigérians, centrafricains et rwandais. Les prestations de danseurs du camp de Minawao ont également ravi le public.

Le succès de cette « belle et exaltante aventure » comme l’a souligné le Minac, est également à mettre au compte des experts qui ont pris part à diverses articulations. Les ateliers d’initiation et de fabrication des instruments ont reçu nombre d’amateurs, des tout-petits aux adultes. Jasmin Songouang créateur du Ye-Ndem (instrument à cordes mêlant plusieurs autres à l’exemple de la sanza) était l’un des formateurs et exposants. Sa doléance : « Favoriser les rencontres entre les fabricants des instruments traditionnels et les musiciens qui en jouent pour plus d’émulation lors des prochaines éditions. » Des conférences-débats, une exposition de costumes, ont entre autres soutenu la carte du partage et de la découverte.

 

Ils ont dit…

 

 

Mobelle Benson Esoa: “We were Here To Promote Our Culture”

Head of Mbakwa Supe Dion dance group (South West Region).

“We were here to tell the Cameroonian population and the World at large that Cameroon has a rich culture and tradition that guide our nation. The festival is to help promote the Cameroonian culture and motivate tradition. The way forward is to regenerate younger ones to continue promoting our culture and tradition. My expectation is that we live longer to see our younger generation promote our culture and tradition.”

Abantogué Moussa: « Nous avons découvert d’autres danses »

Chef d’un groupe de danse du Logone-et-Chari (Extrême-Nord).

« Ce festival a vraiment étalé notre diversité. Il a été vraiment très accueillant. Nous venons du Logone-et-Chari, donc de très loin, mais nous étions vraiment contents de danser ici à Yaoundé et d’assister à ce festival. Nous avons découvert d’autres danses en même temps que nous avons présenté la nôtre. Elle s’appelle Daramagno. C’est une danse traditionnelle pratiquée par les Kotoko. On l’exécute pour les cérémonies d’accueil, les mariages, les festivals. »

Gabriel Takam: « Nous voulons faire mieux la prochaine fois »

Chef du groupe de danse Moug, département du Koung-Khi (Ouest).

« Le festival s’est bien déroulé. Il était formidable notamment sur le plan de l’organisation, mais aussi de l’accueil des festivaliers. Tous les groupes sollicités sont venus et ont fait des merveilles. Notre groupe, le Moug, est constitué de 15 membres. Nous ne sommes qu’à la première édition, mais ce que nous avons vu nous a réjouit énormément. Nous allons nous fixer des objectifs pour faire mieux la prochaine fois. »

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