Chronique des indépendances

Dans son dernier ouvrage, l’historien revient sur la relation entre la France et ses ex-colonies.

Le titre et le dessin sur la couverture de l’ouvrage sont à suffisance évocateurs de la position de l’auteur. Pour Kangue Ewane, tout s’est passé selon un canevas bien pensé. « Les rapports que les peuples d’Europe entretiennent avec ceux de l’Afrique noire nous paraissent, hier comme aujourd’hui, non seulement réservés à la seule initiative des premiers, mais évoluent prioritairement dans le sens de leurs intérêts socioéconomiques, sociopolitiques et socioculturels », affirme-t-il sans ambages dans l’avant-propos.
La suite est un chapelet de rappels historiques, adossés sur d’abondantes citations tirées de discours, ouvrages et autres documents, soutenant sa thèse. En sept chapitres, l’historien part de la traite négrière pour arriver aux indépendances en passant par les conférences de Berlin et de Brazzaville. Pour lui, « l’Afrique est l’instrument de la prospérité de l’Europe » car, « le capitalisme industriel était nourri avec des matières premières dont les sources se trouvaient précisément à l’intérieur du continent africain ».
Autant on peut reconnaître quelque actualité dans la posture de l’auteur, notamment avec le débat en cours sur le Franc CFA en Afrique, autant on peut lui reprocher de minimiser la souveraineté des Etats africains. Par ailleurs, l’absence d’éléments de biographie de l’auteur à la fin de l’ouvrage est à déplorer. Sans doute un choix de l’éditeur, au regard de la renommée établie de l’auteur, l’un des historiens camerounais de la première heure.

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