«La fête se célèbre ce vendredi 1er septembre »

Cheikh Hamadou Banoufé, secrétaire exécutif de la commission nationale du croissant lunaire du Cameroun.

La communauté musulmane s’apprête à célébrer la fête du sacrifice. Quand aura-t-elle exactement lieu ? La fête se célèbrera ce vendredi, 1er septembre au Cameroun.

L’édition 2017 de la fête du sacrifice se célèbre à quelques jours de la rentrée scolaire. Cette coïncidence revêt-elle un sens ou une symbolique particulière ?

Les coïncidences peuvent arriver, et quand c’est le cas, nous les accueillons avec bonheur. C’est Dieu qui décide des événements qui arrivent. Les musulmans ont un calendrier qui se soumet à la volonté de Dieu. Il n’y a pas mieux que Dieu pour savoir quand placer tel événement. Cette coïncidence sera pour nous une occasion de toucher les coeurs à l’occasion de cette grande fête religieuse et en appeler à une rentrée scolaire en symbiose et en harmonie sur toute l’étendue du territoire. C’est un vibrant appel que nous lançons en direction de tous les Camerounais où qu’ils soient, indépendamment de leurs obédiences politiques, de leurs croyances religieuses ou de leurs penchants culturels, pour que chacun comprenne que le Cameroun est une mosaïque et qu’avant tout, nous sommes des frères. Le Cameroun est un et unique et quel que soit le différend qui s’impose, qu’on se dise que nous sommes condamnés à vivre ensemble. Comment les leaders de la communauté musulmane conjuguent-ils les efforts pour que la fête se passe bien sur l’ensemble du pays ?

Le meilleur moyen que Dieu a mis à notre disposition, c’est de rester en symbiose et unis dans la prière. Que chaque appel du muezzin soit une occasion de toucher les coeurs et de nous rappeler que Dieu est amour. Cet appel doit nous faire réaliser que nous devons aussi être amour. Le musulman doit toujours être en alerte, permanemment en train de se rappeler ses devoirs pour être en paix avec Dieu, en paix avec ses semblables et avec son environnement. Avant la fête de ce vendredi, les musulmans ont entrepris un jeun discret de neuf jours qui participe de la réussite de la fête du sacrifice. Ceci nous prédispose à faire entendre nos voix à Allah : nos cris de recherche de la paix, nos supplications de résoudre nos problèmes : Boko Haram, la crise anglophone, les problèmes à la frontière avec la RCA.

La fête du sacrifice est avant tout celle du partage. Comment cela se vit concrètement ?

Il n’y aura pas une couleur particulière à ce partage. Cela se fera comme d’ordinaire. Quand la bête est immolée le jour de la fête, cela donne lieu aux dons : partage avec les communautés soeurs et avec les pauvres. Les portes des musulmans sont ouvertes à tout le monde sans distinction. Une attention particulière est accordée aux démunis et c’est cela le sens de la fête. C’est un jour où il y a assez à manger pour tout le monde. Cette abondance est une grâce qu’il faut faire profiter aux autres. Ce partage renforce les liens et rapproche les coeurs. 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category