Paix et sécurité en Afrique centrale: les femmes des médias se positionnent

Elles sont réunies depuis hier à Yaoundé pour organiser leur participation à la résolution des conflits.

C’est à Yaoundé que les Femmes éditrices pour la paix et la sécurité en Afrique centrale (FEPPSAC) sont réunies pour baliser les voies d’une plus forte implication de leur genre dans la recherche de la quiétude et de la stabilité dans la sous-région. La problématique se pose en ces termes : beaucoup de foyers de conflits et d’insécurité existent dans la zone, les femmes constituent le plus grand nombre de victimes directes ou collatérales. Et quand vient le moment de constituer des groupes d’influence pour trouver des solutions, les femmes sont absentes ou très peu présentes. Aussi, celles des médias constituées en force d’action autour de FEPPSAC veulent-elles montrer leur détermination à défendre leur implication dans les processus de paix et de sécurité. La plateforme FEPPSAC est consciente qu’un réseau régional sera efficace, surtout que les femmes des médias n’en sont pas moins un pouvoir : le quatrième pouvoir est le leur aussi. Ces atouts suffisent pour constituer un groupe d’influence qui compte.
Comment imaginer les choses autrement dans un contexte de « résurgence des crises où le niveau des violences à l’égard des femmes reste extrême », s’étonne Mélissa Bendome, coordonnatrice régionale de FEPPSAC dont la mobilisation se veut internationale. « Le domaine de la paix et la sécurité a été trop longtemps dominé par les hommes militaires et politiques », constate aussi Annie Dumont, responsable des questions de genre au bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale. Elles doivent commencer à s’impliquer en amont dans la prévention, suggère-t-elle. « La douceur de la femme, sa tendresse, sont d’autres atouts. Et c’est naturellement que les femmes éditrices devraient s’impliquer. Elles peuvent diffuser des messages de paix et d’apaisement des cœurs en direction des belligérants. Avec leurs collaborateurs, c’est une batterie de personnes que les femmes éditrices peuvent déployer dans la résolution des conflits », pense Marie Noel Guichi, membre de FEPPSAC.
 

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