Pluies diluviennes: des dégâts à la pelle

Des toits emportés, ponts et chaussées inondés, clôtures dévastées, tel est le bilan des intempéries survenues ces derniers jours dans le pays. 

Chaussées inondées, canalisations bouchées, clôtures dévastées, poteaux électriques emportés, tuyaux de conduite d’eau déterrés. C’est l’image que présentent certains quartiers de Yaoundé après des pluies diluviennes. Mardi 13 septembre dernier, c’est une partie du quartier Essos qui était méconnaissable précisément au lieu-dit descente Mosquée. La circulation a été perturbée suite à une forte inondation. C’est la même situation rencontrée au lieu-dit Express-Union à Santa Barbara. « Les caniveaux sont bouchés par des ordures ménagères et la boue. Ce qui fait que l’eau ne circule pas. Quand il pleut, l’eau remonte sur la chaussée empêchant la circulation des passants comme des automobilistes », témoigne un riverain.  « Nous avons d'énormes dégâts. Il suffit d'une seule pluie et nous avons l’impression que les maisons vont s’écrouler. Car lorsqu’il pleut, nos maisons sont envahies par de l’eau, la route même devient impraticable, toutes les ordures ménagères s’amassent au milieu de la chaussée. Nous ne savons plus quoi faire », se plaint un habitant du quartier Nkolbisson.
À Afanoyoa, le pont qui relie ce quartier périphérique au reste de la ville avait été endommagé. Bien qu’il soit actuellement en réfection, les populations font encore face aux difficultés de déplacement. Un habitant de ce quartier raconte : « L’eau de pluies a emporté les buses et sacs de terre qui servaient de passerelle, laissant un ravin d’environ un mètre. Du coup, pour aller d’un bout à un autre, à défaut de traverser à pied, il faut le faire à moto ». Et depuis lors, de  nombreux accidents sont au rendez-vous. « Plusieurs usagers ne savent pas que la route qui conduit à l’aéroport international de Nsimalen est coupée, ceux qui arrivent à vive allure finissent leur parcours dans le ravin. Deux véhicules, un 4x4 et une Mercedes Benz y sont restés pendant deux semaines », poursuit un autre. 
Yaoundé n’est pas la seule ville dans laquelle des dégâts causés par la pluie ont été enregistrés. Dans le Nord- Ouest, précisément à Oku, une forte pluie a causé des éboulements de terrain le 4 septembre dernier, détruisant au passage une dizaine de maisons d’habitation. Dans le Sud- Ouest, quatre personnes ont trouvé la mort à la suite d’une pluie diluvienne qui a fait sortir un fleuve de son lit. A Douala aussi, le scénario est identique. Ce n’est qu’après cette saison des pluies que certaines populations pourront retrouver l’accalmie d’antan.
 

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