Une stratégie commune

Tandis qu’on croyait la récente trêve en voie de relancer le processus de paix en Syrie, la reprise des combats, lundi dernier, a montré que ce pays n’est pas  sorti de l’auberge. Les nouvelles victimes de ce conflit qui dure depuis cinq ans se sont ajoutées aux 300.000 morts recensés par l’Organisation syrienne des droits de l’homme(OSDH) ainsi que  des millions de  réfugiés et d’innombrables dégâts matériels.
La communauté internationale a pourtant déployé d’importants efforts pour réconcilier les belligérants à savoir le régime du président syrien Bachar el Assad et l’opposition syrienne regroupée sous la bannière  du Conseil national syrien et l’Armée syrienne libre. Sans succès. Le premier considère toujours les seconds comme des terroristes  alors que l’opposition estime que le chef de l’Etat est illégitime .Toutes les tentatives de corriger ces perceptions sont demeurées vaines .Même les convois humanitaires n’échappent pas à la folie meurtrière des protagonistes  .La persistance de ce conflit est d’autant plus regrettable que les jihadistes de l’Etat islamique en ont profité pour conquérir une partie du territoire syrien à partir de laquelle ils lancent des assauts sur les cibles de leurs choix .La coalition internationale conduite par les Etats-Unis  n’a pas pu enrayer totalement la menace terroriste . Ni les bombardements russes qui appuient les troupes loyalistes. Non seulement, il appartient aux alliés des protagonistes de mettre les terroristes hors d’état de nuire, mais aussi et surtout, il s’agit de ramener la paix en Syrie. C’est pour cette raison qu’à la suite des échecs des précédentes médiations, le groupe international de soutien à la Syrie s’est constitué. Ce groupe rassemble les deux superpuissances, les Etats-Unis et la Russie de même que les deux puissances des régions du Proche et du Moyen –Orient, l’Arabie saoudite et l’Iran. Il reste cependant que les intérêts de ces pays sont divergents. Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite sont favorables aux rebelles contrairement à la Russie et l’Iran qui soutiennent le régime en place .Le  dénominateur commun entre ces pays est qu’ils sont opposés à l’Etat islamique. Une stratégie commune pourrait donc être  élaborée  pour renforcer  la lutte anti-terroriste et relancer le processus de paix.     
 

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