Relance de la filière cacao: Le Minader sur le terrain

Le ministre Henri Eyebe Ayissi a effectué une visite de travail à la direction générale de la Sodecao et dans deux plantations, mercredi dernier.

«J’encourage la Société de développement du cacao (Sodecao)!» Les ons points  du ministre de l’Agriculture et du Développement durable (Minader), Henri Eyebe Ayissi, interviennent à la suite de l’observation du savoir-faire de cette société mercredi dernier à la direction générale de la Sodecao à Yaoundé. Le ministre effectuait ainsi pour la première fois, une visite de travail dans cette structure en charge du suivi des cacaoculteurs. Un périple qui a conduit le membre du gouvernement et sa suite dans deux plantations. D’une part à Passy plantation à Zoguela par Atok dans le département du Haut-Nyong, région de l’Est et d’autre part au Centre de production et d’expérimentation de Mengang (Cepem) dans le Nyong et Mfoumou dans la région du Centre. Occasion pour le Minader de rappeler que le plan de la relance de la cacaoculture en cours ambitionne la production de 600 mille tonnes d’ici 2020. Le directeur général de la Sodecao, Jérôme Mvondo, qui a fait le tour de ces plantations, a exhorté les planteurs à saisir l’opportunité des multiples projets de relance de la filière prônée par le gouvernement.

Sur le terrain, c’est dans une plantation de cinq hectares sur les 60 dont Thierry Mbane est propriétaire à l’Est qu’Henri Eyebe Ayissi a mis le cap en premier. Sur place, les cacaoyers portent déjà des fruits. La plantation, lancée en mars 2013 et techniquement assistée par la Sodecao est une référence. Ici, la relance de la cacaoculture est effective. Le promoteur est un jeune comblé. «J’ai fait mes premières récoltes en octobre 2014 et je pèse 16 millions de F à ce jour », a expliqué Thierry Mbane. Son secret : l’utilisation des semences sélectionnées et développées à Nko’o Evon près d’Ebolowa au Cameroun par la Sodecao. Sa production par hectare est estimée à une tonne et demie. Le Minader de préciser que : «Le cacao bénéficie des résultats de la recherche agronomique nationale pour augmenter la productivité».

Au Cepem créé en 1979 dans le Nyong et Mfoumou, des champs semenciers sont réhabilités et un vent de relance de la production du cacao souffle dans cette plantation d’une superficie de 1562 ha, qui a vu le jour au début des années 1980. Le centre renaît. Toutefois, pour son responsable, Georges Edwin Ebondje, la production de semences est en deçà de la demande.

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