Devoir de solidarité

La tribune de la 71e assemblée générale de l’ONU a offert jeudi dernier au président Paul Biya une excellente opportunité pour réaffirmer solennellement son attachement à l’indispensable solidarité devant unir les hommes et les nations. Dans l’optique d’un monde où prédominent la paix, la sécurité et un progrès partagé selon les idéaux fondateurs du système des Nations unies. Avec une remarquable constance et un engagement renouvelé, le chef de l’Etat a décliné, une fois de plus, sa vision profondément humaniste des relations internationales. Pour lui, en effet, tous les peuples de la terre sont liés par une communauté de destin qui recommande plus que jamais « la franche implication de tous ».

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Car, il est désormais avéré, de manière irréfutable, que la lutte contre la pauvreté  autant que celle plus récente contre le terrorisme interpelle l’espèce humaine dans son entièreté. Indifféremment des clivages et antagonismes politiques, idéologiques, religieux ou culturels. Ainsi la terrible menace doit être perçue comme une préoccupation collective, d’autant que les terroristes frappent leurs cibles avec une violence aveugle, sans faire une quelconque distinction.  De New York à Bruxelles, de Mogadiscio à Djakarta, de Kolofata à Paris, d’Istanbul à Tunis, il n’est pas un seul point de la planète qui puisse être à l’abri de ces tueurs sans foi ni loi, de ces ennemis de la civilisation.

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Et là-dessus, la sagesse africaine recommande de ne pas se réjouir, ni même de rester sans réaction quand la maison du voisin est en feu. L’on comprend dès lors pourquoi le président Paul Biya a toujours plaidé pour une riposte globale à ce phénomène global. « Seule une action solidaire et déterminée de la communauté internationale peut venir à bout du terrorisme. Il nous faut mutualiser nos moyens de renseignement et nos efforts de combat », avait-il déclaré le 5 janvier 2016 en recevant les vœux des membres du corps diplomatique accrédités à Yaoundé.

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Loin de se limiter à la lutte contre le terrorisme, la solidarité doit également être de mise sur le terrain économique. Pour le chef de l’Etat, les Objectifs du développement durable (ODD) se doivent d’être « des accélérateurs à l’avènement d’un monde de paix pour tous et partout, d’un monde de prospérité pour tous ». Ce qui s’inscrit en droite ligne de ses positions exposées et défendues à ce jour sans relâche. L’on se souvient que dans le toast qu’il avait prononcé le 7 janvier 2016 à l’occasion du dîner offert en l’honneur de Christine Lagarde, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), le président Paul Biya avait relevé que « Le monde, aujourd’hui a plus que jamais besoin d’une solidarité économique et financière plus affective et plus agissante. L’interconnexion des économies et la similarité des problématiques nous y obligent ». Et d’ajouter comme une mise en garde : « A défaut d’une telle solidarité, la faillite des uns finira bien par ébranler la solidarité présumée ou réelle des autres. L’économie mondiale est liée par une communauté de destin ».

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Au total, comme le rappelle depuis quelque temps le chef de l’Etat à diverses tribunes, la communauté de destin de l’humanité commande un élan de solidarité, pour répondre efficacement aux attentes des peuples, à l’appel de l’Histoire.

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