Concert: Emmanuel Pi Djob de folie !

L'artiste a embarqué le public de Douala samedi pour un « Get On Board » Tour en haute définition.

Comment vous avez fait pour rater ça ? Avait-on envie de demander aux chaises vides ce samedi soir-là. Parce que oui, il fallait être présent ce 21 octobre 2017 à la salle de spectacle La Falaise Diamond à Bonanjo. Pour se faire embarquer par Emmanuel Pi Djob, sa puissante voix grave et sa guitare électro-acoustique. Pour le « Get On Board » Tour, du nom de son dernier album de 13 titres…le bien-nommé. Une fois à bord du soul train - ou du soul plane si vous préférez – d’Emmanuel, l’horizon s’est dégagé de Douala jusqu’à New York, aux « States », en passant par les paradis insulaires des Antilles, les terres africaines ancestrales d’Emmanuel Pi Djob, les cieux européens, etc. tout ce qui fait de Mister « 3.14 » Djob un artiste hybride.

Mais si le public s’est retrouvé à New York, ce n’était pas seulement à travers le métissage musical du demifinaliste de The Voice France en 2013, entre gospel, jazz, soul, funk, blues, afrobeat, merengue, kompa, rumba, makossa, rock, etc. C’était surtout grâce à la qualité sonore du spectacle. En plus d’une salle à la belle acoustique, il y avait Ambroise Voundi, ingénieur de son, virtuose du mixage. Et que dire de l’équipe sur scène ? Exemple avec JeanJacques Elangué, saxophoniste ténor de génie, qui se lance dans un solo hallucinant pendant « Sons of Lilith » et un spectateur de demander : « C’est toujours des Camerounais comme ça ? ». Autre moment, « You’d Better Believe », au même instant sur les mêmes notes des instrumentistes, on peut danser du bend skin, du bikutsi, du makunè et même un slow !

Les instrumentistes, parlons-en ! Venus de là-bas, pris ici, peu importe, l’harmonie fait disparaitre les origines. Le batteur sénégalais Sega Seck, le pianiste gabonais Elvis Megné, le bassiste camerounais Benilde Foko, avec JJ Elangué, débarqués de France pour retrouver Henri Ngassa à la trompette, Merlin Fo’o au trombone et surtout Marcien Oyono – vous pouvez aussi l’appeler Marcien Metogo – à la guitare. Emmanuel Pi Djob dira de lui, lors de « Nobody Wants To Die », que c’est un musicien extraordinaire. Le Cameroun, un incroyable réservoir de talents donc. La preuve aussi avec le trio aux chœurs, les« Afrosoul Queens » de Pi Djob : Eva Hakapoka qui s’offrira un trip rap dans « Get on Board », Molly Binyet et Marie Ursule Manigang. Des voix de Douala qui mettront le public en transe, surtout pendant un medley qui va mêler « Georgia on my mind » et le gospel « Amazing Grace ». Il y aura aussi Verushka et Gaëlle Wondje, invitées sur scène. Un ensemble qui va accompagner pendant plus de deux heures un Emmanuel Pi Djob transcendé, habité, jouant la plupart du temps les yeux fermés, mais toujours proche d’un public debout pour la majeure partie de la soirée ou simplement dansant au bas de la scène.

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