Des préalables à la réinsertion

 Le Regard

Ils sont près de 400 à avoir fui depuis février dernier des griffes de la secte terroriste Boko Haram pour trouver refuge dans la petite localité de Mozogo, département du Mayo-Tsanaga, dans la région de l’Extrême-Nord. Des hommes, femmes et enfants identifiés depuis leur arrivée comme des Camerounais, au regard des pièces d’identité et autres cartes d’électeur présentés, selon les autorités administratives locales. On peut comprendre la méfiance qui a été celle des populations de la localité qui les ont accueillies dès leur arrivée, certains, sinon la plupart de ces ex-otages ayant « travaillé » pour la secte terroriste.

Mais généralement à leur corps défendant.  Parmi ces 387 otages, l’on dénombre près de 225 enfants dont la plupart ont besoin de se remettre rapidement à l’école. Bien plus, comme ces enfants, tous ces otages ne demandent qu’à reprendre une vie normale, à intégrer leur milieu de vie. Mais il est clair que cette réinsertion ne saurait se faire sur un coup de baguette magique, de nombreux préalables étant indispensables. Le moindre n’étant pas la prise en charge psycho-sociale qui n’est pas encore très intégrée dans nos us et coutumes.

Autre élément de prise en charge qui s’avère incontournable, les traditionnelles visites médicales de circonstance qui permettent de détecter certaines affections qu’ils ont pu contracter durant leur séjour forcé loin de leur localité d’origine. A la mi-octobre, le gouverneur de la région de l’...

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