RDC: le dialogue national au point mort

Les pourparlers n’ont toujours pas repris depuis leur suspension vendredi dernier. 

Entamé le 1er septembre dernier, le dialogue national en République démocratique du Congo (RDC) bat de l’aile.  L’opposition et la société civile n’ont toujours pas regagné la table des négociations après leur retrait des travaux survenu au lendemain des émeutes sanglantes des 19 et 20 septembre derniers. Principal point d’achoppement : le projet d’accord soumis aux participants qui ne précise pas la date exacte de la prochaine élection présidentielle. La facilitation ayant préféré mettre à l’endroit trois croix. Elle propose par contre que Joseph Kabila reste au pouvoir jusqu’à l’élection d’un nouveau président. Ce qui n’est pas du goût de l’opposition et de la société civile qui ne veulent pas que la période de transition excède 2017 et souhaitent que M. Kabila quitte le pouvoir le 19 décembre prochain, conformément à la Constitution. Elles dénoncent également une manœuvre de la majorité de vouloir étendre la période de transition à 2018.  
Depuis le week-end dernier, Edem Kodjo a entrepris une série de consultations à l’effet de remettre en selle le dialogue national. Le facilitateur de l’Union africaine a ainsi rencontré plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, des responsables de l’Eglise catholique et de l’Eglise protestante lundi et mardi derniers pour dissiper tout malentendu. Au cours de la rencontre de lundi dernier avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi, son président, a réaffirmé la décision des évêques de suspendre leur participation à cette grande palabre.  «Nous sommes venus voir le facilitateur pour lui dire qu'on n'a pas jeté le discrédit sur le dialogue. On est là et on travaille. Pour la CENCO, il ne s'agit pas des préalables, mais des fondamentaux. La suspension prendra le temps qu'elle prendra», a fait savoir l'abbé Donatien Nshole, premier secrétaire général adjoint de ce mouvement. En coulisses, plusieurs personnalités seraient allées rencontrer l’opposant historique, Etienne Tshisekedi wa Mulumba et Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) au pouvoir pour tenter de ramener les participants à la raison. 
 

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