En gardent les contacts avec la famille

Le programme de préparation laisse tout de même le temps à certaines d’assumer leur rôle de mère.

Un nul contre Rain Forest (3-3), équipe de l’Ecole Américaine à Yaoundé. Prise et conduite de balle, réaction dans le jeu, esprit de cohésion et d’équipe. Carl Enow Ngachu ne cesse de multiplier les matchs d’évaluation contre des clubs ou centres de formation masculins. Le but ? Greffer des joueuses au noyau dur de son équipe avant le 13 octobre prochain,  date du premier match amical international de son groupe à Bamako au Mali. Les Lionnes sont en effet, en stage depuis le mois de juin et préparent la 10e édition  de la CAN du 19 novembre au 3 décembre. C’est leur 6e regroupement à Akono depuis le 27 septembre dernier. Les villes de Yaoundé (groupe A) et Limbé (groupe B) seront les hôtes des équipes et supporters venus des huit pays qualifiés. Demain à Akono, deux matchs sont au programme. Le groupe de 26 joueuses sera scindé en deux, chacun disputant une rencontre.
A côté des matchs d’évaluation du groupe, chez les Lionnes, le cas Annette Flore Ngo Ndom préoccupe de moins en moins. C’est que, le poste de gardien de but est compliqué et il l’est davantage chez les femmes. Clément Assimba, l’entraîneur des gardiennes de but s’occupe de son trio mais davantage de la nouvelle maman. «  Nous faisons tout pour que nos gardiennes de but soient prêtes le jour-J, surtout notre numéro 1 (Annette Flore Ngo Ndom, ndlr) qui sort d’une maternité. Nous lui accordons d’être avec son bébé de temps en temps. Le stage passé, il était constamment avec nous. A Akono, elle a droit à quelques visites pour garder le lien mais, il faudra qu’elle le lâche », explique-t-il. L’accent est mis sur sa perte de poids. Elle en a d’ailleurs perdu depuis l’accouchement.  Mais ce n’est pas assez. « Nous espérons faire plus d’ici la compétition. C’est le plus important. Le préparateur physique (Alain Djeumfa, ndlr) a travaillé de façon spécifique avec elle. Avec moi, elle essaie de regagner les réflexes perdus », poursuit Clément Assimba.
L’on peut avoir tous les  préjugés du monde à leur sujet, Christine Patience Manie, capitaine et défenseur, pense qu’au-delà de la compétition et des stages répétitifs, « nous restons des femmes ». La chaleur de ce bout de chou a apporté sa part de vie et contribuer à galvaniser une équipe en quête de succès à domicile. Malgré tout,  « nous parlons beaucoup de football, de ce qui n’a pas marché après un match », propos empruntés à Géneviève Ngo Mbeleck.
A Akono, chacun a son petit souci. Le sélectionneur veut comme exorciser le groupe. La ville rappelle de noirs souvenirs à Michèle Akaba, avant-centre des Lionnes. Voici pourquoi : « Je me suis blessée dans cette ville en 2006 lors d’un match contre une équipe de garçon. C’était très douloureux. Je croyais que c’était la fin mais j’ai été opérée deux ans plus tard ».  raconte-t-elle.  Rien qui ne sort de l’ordinaire pour la Lionne. Dans tous les cas, l’enjeu de l’échénace à venir est bien plus galvanisant que toute autre contingence…
 

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