La mort pour la patrie

 L’ouvrage du colonel Nicodème Awoa, « Le sacrifice du soldat » parle de la contribution de l’armée au maintien de la paix au Cameroun.

 

Des gendarmes tués dans le Nord-Ouest cette semaine. Le sacrifice suprême est consommé. Dans l’opinion générale, ces soldats qui tombent meurent pour la Nation. La chronique d’évènements sanglants dans l’armée camerounaise a connu des pics notament pendant la tentative de coup d’Etat de 1984, la reconquête de Bakassi et après le déclenchement de le guerre contre Boko Haram. Le colonel Nicodème Awoa résume tout cela sous un titre interpellateur : « Le sacrifice du soldat. L’armée camerounaise et la construction de sentiment de sécurité du citoyen ».
L’ouvrage de 287 pages, paru il y a quelques jours, est un essai sur le devoir du militaire, ses obligations vis-à-vis de la Nation, ses actions parfois incomprises par le citoyen, ses œuvres peu louées. L’auteur, dans les premières pages, énonce un postulat : « La sécurité des citoyens d’un Etat est traditionnellement la justification première de l’existence de l’Etat et de son armée». Pour ce faire, Nicodème Awoa argumente que le soldat qui sert dans une armée, est au cœur du dispositif sécuritaire. « Il est sous les ordres d’un prince ou d’un Etat qui lui verse une solde. C’est un homme engagé qui n’est pas payé à la tâche comme un mercenaire. Car, en plus d’être un professionnel, il est un citoyen au service de son pays : un soldat de la République ». Dans ce contexte, Nicodème Awoa rappelle que le soldat ne choisit pas sa mission. Il accepte la souffrance des combats, car mandaté à cet effet parce que le pouvoir politique légitime.
Onze chapitres illustrent avec simplicité la contribution du soldat dans l’édification d’une Nation stable et prospère. Avec des exemples d’ailleurs, Nicodème Awoa, à la lumière des précédentes crises gérées par l’armée camerounaise (Tentative de coup d’état, villes mortes, Bakassi, etc.), exalte l’effort du militaire professionnel. Ce dernier qui ne doit ni désobéir, ni faire preuve de mauvaise volonté. Le préfacier, Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, note que l’œuvre de Nicodème Awoa, s’adossant sur son expérience, est importante. Elle servira, écrit Joseph Beti Assomo, « à éclairer l’opinion publique, les forces de défense et de sécurité, les citoyens ordinaires, les chercheurs et les hommes de médias ». L’ouvrage se lit avec aisance ; un véritable régal pour le lecteur.

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