Croissance en zone Franc: performances à deux vitesses

L’activité économique a augmenté de 6,5% en 2014 à 7% en 2015 dans les Etats de l’UEMOA.  Par contre, la courbe continue de baisser dans la CEMAC et aux Comores.  

Les ministres des Finances de la zone Franc (qui comprend la France et 15 pays africains) se sont réunis vendredi dernier à Paris, la capitale française. Cette traditionnelle rencontre s’est tenue en prélude aux assemblées d’automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, programmées du 7 au 9 octobre prochain à Washington aux Etats-Unis. L’efficacité de l’investissement public, l’identification des obstacles au développement et à l’intégration du crédit font partie des sujets qui ont meublé les débats à Paris. Les participants ont également planché sur les solutions à même de soutenir le financement de l’économie, notamment le secteur privé. Les ministres ont enfin analysé les performances économiques de la zone Franc. Sur ce dernier point, le rapport annuel établi par le Secrétariat du Comité monétaire de ladite zone (assuré par la Banque de France et les trois banques centrales des pays membres-BEAC, BCEAO et BCC-) révèle que la zone franc a enregistré de bons résultats en 2015.
En effet, par rapport au reste de l’Afrique subsaharienne, la croissance de l’activité dans cette ère monétaire a été globalement supérieure. Mais, seule l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui regroupe huit pays (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) affiche du progrès. La croissance économique en UEMOA est passée de 6,5% en 2014 à 7% l’année dernière. Une performance qui s’explique d’après le rapport par la poursuite des grands programmes d’investissements publics. La Côte d’Ivoire avec un taux de croissance du PIB réel de 10,3% et le Sénégal (6,5%) se démarquent. Ces deux pays figurent parmi les économies les plus performantes du continent selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, une publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale.
Pour les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), la chute des cours du pétrole et la dégradation du climat sécuritaire continuent de freiner l’activité économique. Celle-ci a reculé de 4,8% en 2014 à 2,4% en 2015. Le Cameroun réalise la meilleure performance de cette sous-région, avec une croissance de 5,9%. Aux Comores, la croissance est redescendue à 1,0% l’année dernière contre 2,1% en 2014. Cependant, la courbe devrait remonter à 3% en 2016, d’après les prévisions. Par contre, les divergences vont persister entre l’UEMOA où on projette un léger rebond à 7,1% et la CEMAC où la croissance continuera à chuter pour atteindre 1,7%.
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie