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Economie

Industries extractives : qui fait quoi ?

La transparence sur les promoteurs des activités minières au cœur d’un atelier de trois jours ouvert hier à Yaoundé, sous la présidence du ministre des Finances.

Les pairs de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pour les pays d’Afrique francophone et lusophone sont en conclave dans la capitale camerounaise depuis hier. Principal sujet au cœur de ce rendez-vous, les voies empruntées par les pays membres pour convertir les données de divulgation et les recommandations pour le renforcement de la gouvernance des ressources pétrolières et minérales.

Selon des informations recueillies auprès de l’organisme,  les pays en développement perdent 1000 milliards de dollars chaque année. Car, le propriétaire réel des entreprises ayant acquis des droits pour l’extraction des produits souterrains est souvent méconnu, dissimulé derrière une chaîne de personnes morales au fonctionnement opaque. Ce qui ne permet pas aux populations des pays riches en ressources naturelles de bénéficier des retombées qui doivent en découler.

D’après l’ITIE, la transparence des recettes publiques provenant du secteur extractif se trouve être importante pour la redevabilité.

L’atelier de Yaoundé intervient dans un contexte marqué par l’adoption au Pérou, dans la Norme ITIE 2016, du principe de divulgation de l’identité des véritables bénéficiaires des activités extractives. Cette réforme implique d’ici 2020, que les pays mettant en œuvre l’ITIE devront s’assurer que toutes les entreprises pétrolières, gazières et minières entre autres, qui opèrent dans des projets extractifs sur leur territoire, divulguent des informations relatives à leur propriétaire réel.

Dans leurs allocutions respectives, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens ont souhaité que les assises contribuent à renforcer les échanges sur les défis et les bonnes pratiques en matière de mise en œuvre de l’ITIE, tout en cristallisant les débats sur les bénéfices de l’intégration de l’organisme.

Plus de 12 pays d’Afrique francophone et lusophone sont présents à la rencontre. Une belle occasion qui, pour Eddie Rich, chef adjoint du secrétariat international de l’ITIE, devrait permettre aux participants de s’inspirer des expériences les uns des autres tout en apprenant les mécanismes de fonctionnement de l’organisme.

Ceci, avec pour objectif majeur  la canalisation des ressources issues du secteur extractif pour l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la sécurisation des recettes publiques.
 

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