Libye: urgence !

En adoptant une déclaration relative au scandale de la vente de migrants africains, l’Union africaine et l’Union européenne s’engagent à étouffer au plus vite cette abomination.

C’est par une déclaration conjointe signée à l’issue du sommet que l’Union africaine et l’Union européenne ont résumé leur action future concernant la situation des migrants en territoire libyen. Le scandale de l’esclavage des Africains noirs en Libye s’est imposé dans l’ordre du jour à Abidjan.

Ainsi, le traitement inhumain infligé à des centaines de candidats à l’immigration clandestine, tombés dans les filets de  passeurs véreux, a suscité un train de mesures d’urgence dont la mise en œuvre se fera dans une synergie entre les autorités libyennes, l’Organisation des Nations unies, l’Union africaine et l’Union européenne.

Réunis à Abidjan, les délégués ont décidé en premier lieu de commencer par faire évacuer dans les jours et semaines qui suivent tous les migrants et victimes des trafiquants encore en territoire libyen. La Libye a assuré de son soutien dans la lutte contre cette pratique ignoble. Elle a promis d’identifier les camps où des scènes de barbarie ont été recensées.

Lors des travaux d’Abidjan, il a également été question de la mise en place d’une task force opérationnelle, associant les services de police et d’intelligence de tous les pays touchés, avec un lien étroit avec toutes les puissances, pour démanteler les réseaux et leur financement et interpeler les trafiquants.

Et pour compléter l’arsenal, l’Union africaine a pris l’engagement de créer une commission d’enquête, et procéder aux sanctions premières des trafiquants identifiés notamment en gelant leurs avoirs.

Dans la Déclaration d’Abidjan sur la situation des migrants en Libye, les leaders participants au 5e Sommet Union africaine-Union européenne se sont résolus à « mener des actions de communication larges en direction des jeunes pour les sensibiliser sur les dangers de ces voyages hasardeux et les mettre en garde contre les réseaux de trafic d’êtres humains ».

Ils ont salué les efforts des autorités libyennes (Conseil présidentiel et gouvernement d’union nationale) qui ont ouvert une enquête, mais aussi commencé à prendre des mesures pour mettre fin à la situation en question.

Pour l’heure, 13.000 retours volontaires ont été organisés avec succès grâce à une action commune des pays d’origine des migrants, des agences du système des Nations unies, de l’Union européenne.

Au Cameroun, près de 500 fils et filles ont ainsi déjà regagné le pays. Ces retours vont se poursuivre et s’accélérer avec le concours de toutes les parties prenantes.

C’est une recommandation urgente faite à Abidjan, où les dirigeants ont décidé non seulement de passer immédiatement à l’action, mais aussi de trouver des solutions durables en s’attaquant aux sources du phénomène de l’immigration clandestine.
 

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