« Nous voulons valoriser les métiers de la mode »

  Anna Ngann Yonn, Créatrice de mode, promotrice du K-Walk.

Vous avez habitué le public à découvrir d’autres créateurs étrangers pendant le K-Walk. Etait-ce le cas pendant cette édition 2017 ?

Il est effectivement de tradition que le K-Walk, en plus de la marque Kreyann, présente au public du Cameroun des créateurs étrangers d’origine africaine ou d’ailleurs, mais qui s’inspirent, entre autres, de la culture africaine pour produire une mode et des collections haut de gamme. Cette année, nous avions comme créateurs invités Maxhosu et Sheria Ngowi. Parmi les invités, il y avait également le mannequin international Noémie Lenoir.

Quelles sont les innovations apportées par cette édition ?

Lors de l’édition 2015, nous avions comme partenaire la marque Guerlain, appartenant au groupe Lvmh, numéro 1 du luxe dans le monde, qui a prodigué une formation gratuite à dix make-up artistes camerounais. Formation dont ils ont pu mettre les enseignements en pratique en maquillant les mannequins pour le défilé du K-Walk. Il s’agit de valoriser les métiers de la mode, susciter de nouvelles vocations et surtout en faire des activités génératrices de revenus.  Cette année, nous avons eu parmi nos partenaires, le premier groupe mondial de cosmétique. Le groupe L’Oreal, à travers sa marque de produits de luxe pour la coiffure Mizani, qui a dispensé une formation gratuite aux coiffeurs. Il faut préciser que le groupe L’Oreal n’est pas encore présent en Afrique centrale et le K-Walk a réussi à l’intéresser au potentiel du Cameroun et de notre sous-région.

En 2015, la première dame, Chantal Biya, vous a honorée de sa présence pendant la clôture de l’événement. Pouvez-vous revenir sur ce moment .

(Rires) Qui ne se sentirait pas sur un nuage à la place de toute l’équipe du K-Walk ? La présence de la première dame a été d’un soutien inestimable. En plus de notre travail, le soutien de Madame Chantal Biya nous a donné une crédibilité certaine auprès de nos partenaires locaux et internationaux, mais surtout au sein même de l’équipe K-walk où nous nous attelons à cultiver un esprit positif : « Proud Cameroonian ». Elle a eu un message extrêmement motivant, lorsqu’elle nous a reçus au Palais de l’Unité.

Malgré des événements comme le vôtre, la mode camerounaise tarde toujours à véritablement décoller. Localement, elle n’est pas assez consommée. A l’international, elle n’a pas encore trouvé une place. Selon vous, que faut-il déployer comme stratégie ?

Je pense très sincèrement que le décollage de la mode camerounaise passe obligatoirement par la formation et une formation de qualité aux métiers de la mode. Cette formation doit être proposée comme une vraie orientation scolaire et surtout, il faut reconnaître la mode comme un vrai vecteur de développement et la percevoir par-dessus tout comme une vraie activité génératrice de revenus.

 

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