Economie

Télécommunications et radiodiffusion: les clandestins ont trois mois pour se conformer

Un communiqué du Minpostel invite les exploitants du site du Mont Mbankolo à respecter les normes en matière d’installations radioélectriques.

Trois mois. C’est le temps donné aux opérateurs et exploitants clandestins sur le site du Mont Mbankolo pour se conformer à la réglementation en vigueur et au respect des normes en matière d’installations radioélectriques.

L’instruction est de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) par ailleurs présidente du Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences. Comité dont la principale mission est d’assurer, de manière optimale, tout en minimisant les risques de brouillage, l’attribution des bandes de fréquences aux différents services de radiocommunication.

En fait, selon une source à la direction de la règlementation des postes, des télécommunications et des technologies de l'information et de la communication au Minpostel, l’installation des opérateurs sur le site du Mont Mbankolo est régie par des préalables.

Il faut déjà disposer d’une licence d’exploitation des réseaux de communication électronique délivrée par le Minpostel.

Ensuite, les équipements doivent être homologués puis installés par des opérateurs agréés par l’Agence de régulation des télécommunications (Art). Sauf que certains exploitants (audiovisuels beaucoup plus) s’y installent de plus en plus de manière anarchique.

Et les conséquences sont perceptibles. D’où la sonnette d’alarme du Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences qui n’est pas à sa première sortie.

«Cette situation crée des brouillages qui sont préjudiciables aux opérateurs qui se conforment à la réglementation en vigueur.  Ça pose également un problème de sécurité, parce que le site de Mbankolo est un site stratégique dont l’accès nécessite quand même un suivi particulier», informe notre source.

En 2016 déjà, un mémo adressé au gouvernement indiquait que « sur les 41 exploitants de radioélectrique fournissant des services de radiodiffusion et de télévision présents sur le site, seul une poignée est en phase avec la réglementation ».

Le communiqué  du Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences annonce donc des sanctions au-delà des trois mois. Il est notamment question du démantèlement aux frais des fraudeurs des installations en question. D’autres sanctions sont également prévues dans la loi sur les communications électroniques.

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