Changements climatiques: l’Accord de Paris au crible

Deux ans après avoir accueilli la COP 21, la capitale française abrite demain une rencontre d’évaluation et de recherche des financements.

12 décembre 2015 et 22 avril 2016. Deux dates à la charge symbolique assez forte pour l’humanité menacée par les changements climatiques. La première marque la signature de l’historique Accord de Paris sur le climat à l’issue du 21e sommet de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21).

Quant au 22 avril 2016, ce jour coïncide avec la Journée de la Terre-Mère ou Journée de la terre nourricière, une expression communément utilisée pour désigner notre planète dans de nombreux pays ou régions. Ce qui reflète l’interdépendance entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et cette planète que nous partageons tous.

Ce jour en effet, était signé au siège des Nations unies à New York, l’accord conclu quelques mois plus tôt dans la capitale française. Le choix de la date de la rencontre qui se tient demain dans la capitale française ne doit donc rien au hasard.

Deux ans en effet après la signature de cet Accord, devenu aujourd’hui le texte le plus largement et le plus rapidement signé de l’histoire de l’humanité, soit 196 Etats sur les 197 membres de l’ONU, les dirigeants du monde ont choisi de se retrouver à Paris en vue de son évaluation et de réfléchir sur la mobilisation des financements indispensables à sa réalisation.

Ce, dans le cadre d’une rencontre baptisée « One Planet Summit », à l’initiative du président français, Emmanuel Macron. Car, il convient de le préciser, depuis quelques mois, l’Accord de Paris a quelque peu pris de l’eau.

En effet, le 1er juin 2017, comme il l’avait promis durant la campagne électorale qui l’a propulsé à la tête des Etats-Unis d’Amérique, le chef de l’exécutif américain, Donald Trump, a annoncé le retrait de son pays de cet Accord.

Inutile de rappeler le tollé provoqué par cette annonce, malgré la détermination des autres Etats de poursuivre les objectifs visés par l’Accord de Paris à savoir, contenir le réchauffement climatique « bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels », et si possible viser à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C.

Par ailleurs, les Etats cherchent également à parvenir au plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les meilleurs délais et à opérer des réductions rapidement, par la suite. D’où l’expression « zéro émission net » qui consiste à diminuer nos émissions de GES pour que, dans la deuxième partie du siècle, elles soient compensées par les puits de carbone (forêts, océans, techniques de capture et de stockage du carbone).

Quant au Cameroun, faible pollueur, il a été à l’avant-garde des travaux de la capitale française il y a deux ans. Dans ce qui est resté aujourd’hui comme un véritable plaidoyer, le président de la République, Pa...

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