Economie

Marchés publics: les régions se comportent mieux

Le taux global de marchés exécutés au niveau des services déconcentrés est de 68%  contre seulement 17% de marchés réceptionnés au niveau central. 

Grâce à la programmation des marchés publics, il est actuellement possible de mettre à disposition et suffisamment à temps, les journaux des projets de l’année  suivante. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé des Marchés publics (Minmap), Abba Sadou, s’en est réjoui hier à Yaoundé.

C’était au cours de la cérémonie de lancement des conférences de programmation des marchés publics de l’exercice 2018 qu’il présidait. Selon le Minmap, la programmation des marchés constitue une obligation règlementaire préalable à la passation des marchés publics.

Cette publication obligatoire des  journaux de programmation constitue également l’un des moyens d’information, de promotion de transparence et de concurrence pour les potentiels candidats, désireux de postuler à la commande publique.

L’application de cette disposition explique sans doute pourquoi le taux global d’exécution de l’ensemble des marchés dans les services déconcentrés se situe actuellement à 68%. Une situation qu’Abba Sadou salue, tout en précisant que leurs plans de passation des marchés et leurs performances  connaissent un taux d’amélioration plus accéléré, d’année en année. Ce n’est pas le cas du niveau central, qui affiche un taux d’environ 17% de marchés réceptionnés.

En outre, Abba Sadou a rappelé l’importance des conférences qui ont permis de programmer 6713 marchés en 2017, pour un montant de 1017,615  milliards de F. « Lorsque les plans de passation sont respectés, ils permettent de résoudre les problèmes à temps. Notamment les retards dans le lancement des appels d’offres, le non-respect des procédures de passation de marchés, entre autres », explique-t-il.

Compte tenu de tous les résultats obtenus au cours des années précédentes, il est question d’optimiser la performance de la commande publique en 2018. Il s’agit notamment de transmettre les DAO aux autorités  contractantes ou aux commissions de passation des marchés publics, dès fin décembre 2017.

Les appels d’offres devraient suivre dès le 1er janvier 2018, et la passation de tous les marchés correspondants, au plus tard le 30 avril 2018. Le ministre rassure que cela est techniquement possible, les effets bénéfiques escomptés de ces diligences étant de disposer d’une longue période de huit mois, essentiellement consacrés à l’exécution des marchés signés.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps