Lutte contre les changements climatiques: le tournant de Paris

 Le One Planet Summit qui s’est tenu mardi dernier a démontré la volonté des dirigeants du monde de faire face aux menaces qui pèsent sur la planète.

Exit le One Planet Summit (OPS) organisé mardi dernier dans la salle de la Seine musicale à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et du président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

Mais cette rencontre, qui a regroupé une cinquantaine de chefs d’Etat, dont le président Paul Biya du Cameroun, de gouvernement et environ 4 000 autres invités, restera dans les annales comme celle qui aura vu la communauté internationale se mobiliser pour faire face aux conséquences de plus en plus néfastes des changements climatiques.

Une rencontre qui intervenait deux ans jour pour jour après l’Accord de Paris sur le climat, et quelques mois seulement après le retrait des Etats-Unis d’Amérique, suite à la décision du président Donald Trump qui mettait ainsi en œuvre un engagement pris lors de sa campagne électorale.

Pourtant, le premier constat à faire est que les Etats-Unis étaient bien présents avant-hier à Paris.

Même s’il convient de révéler que ce n’étaient pas les officiels du gouvernement envoyés par la Maison Blanche qui y ont pris la parole. Difficile néanmoins de passer outre l’engagement de Michael Bloomberg, ancien maire de New-York, et président de la Fondation éponyme, qui a promis de verser les 50 millions de dollars, soit près de 28 milliards de F, dus par son pays au titre de signataire de l’Accord de Paris, « si le gouvernement du président Trump refuse de le faire ».

Il a appelé les pays de la planète à se tourner vers les énergies renouvelables pour faire face à la situation actuelle.

Pour sa part, Bill Gates a, au nom de la Fondation Bill et Melinda Gates, annoncé que cette dernière fournit déjà des semences capables de résister à la chaleur aux agriculteurs des pays souffrant le plus des changements climatiques.

Bien plus, il a fait savoir qu’il comptait mettre à la disposition des pays en développement, la somme de 300 millions de dollars, soit près de 168 milliards de F sur une période de trois ans. Mais on retiendra que le sommet de Paris a débouché sur le « One Planet Coalition », qui sera chargé de suivre les douze engagements arrêtés par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis dans la capitale française.

En présentant ces douze engagements, au nom de ses pairs, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’un sommet d’évaluation des différentes actions arrêtées se réunira chaque année en France ou dans tout pays souhaitant l’abriter.

Bien avant lui, c’est le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies qui s’est voulu clair : « Il n’y aura pas de plan B pour sauver l’humanité », a fait savoir Antonio Guterres, rappelant ainsi la nécessité de se séparer avec des actes concrets.

A côté des partenaires américains, la Commission européenne s’est engagée à jouer sa partition, notamment à travers la mise sur pied d’un Fonds européen pour le développement de l’Afrique. Pas moins de 44 milliards d’euros devront être mobilisés en faveur du continent.

Avec un accent sur la mobilisation de la jeunesse. Paris 2017 a vu prospérer la notion de « Finance Verte ». L’ambitieux plan de financement de la lutte contre les changements climatiques sera une œuvre à la fois des gouvernements et des institutions financières.

La plupart de celles qui ont pris la parole mardi dernier se sont engagées à axer leurs actions dans des initiatives visant à réduire l’impact des activités humaines dans l’environnement et à offrir des services en faveur de sa protection.

En somme, la Seine musicale 2017 aura répondu à l’appel lancé au Bourget il y a deux ans lors de la COP 21 par le chef de l’Etat camerounais. Dans ce qui est resté aujourd’hui comme un véritable plaidoyer, Paul Biya indiquait : « Notre conférence répond en effet à l’urgente nécessité d’enrayer les effets destructeurs des changements climatiques.  Nous en avons la responsabilité. Nous en avons le devoir », avait-il martelé, non sans indiquer,

« La tâche n’est pas insurmontable. Laissons-nous seulement guider par une exigence de solidarité humaine et une juste appréciation de l’urgence de la situation. Nous n’avons pas le droit d’échouer ».

La décision prise par les chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation de procéder à une évaluation annuelle des actions arrêtées participe de la prise de conscience de l’ampleur du danger qui guette désormais l’humanité face à la menace des changements climatiques.

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