Politique

Menaces sécuritaires; comment cerner les mutations

La réflexion est au centre de la deuxième conférence semestrielle des gouverneurs de région qui s’est ouverte hier à Yaoundé.

Le nouveau visage que présente la situation sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, caractérisé par des violences inouïes, constitue une préoccupation majeure pour l’Etat. Les autorités administratives sur toute l’étendue du territoire national, sont également interpellées.

La deuxième conférence semestrielle des gouverneurs de région qui s’est ouverte hier à Yaoundé, place donc cette situation grave comme fil rouge des réflexions.

Thème des échanges : « Autorités administratives, mutations des menaces sécuritaires, enjeux du vivre-ensemble et perspectives de l’intégration sous-régionale ». En ouvrant les travaux hier, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD), René Emmanuel Sadi, est amplement revenu sur l’escalade de la violence dans ces deux régions.

Pour le MINATD, ce qui était de simples revendications corporatistes au départ, s’est mué en une radicalisation graduelle de certains activistes.

Ces derniers qui, d’abord subrepticement, puis de plus en plus ouvertement, « expriment dans une violence inouïe, des exigences extrémistes, tendant à remettre en cause nos acquis les plus précieux, à savoir l’unité et l’intégrité de la Nation », dénonce le MINATD.

Des revendications intempestives et irréalistes, a indiqué René Emmanuel Sadi, que l’on veut faire entendre et faire prévaloir par l’usage de la force et la force des armes. Ainsi, des attaques se sont multipliées, ciblant particulièrement les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité. « Tout cela est inacceptable, à condamner sans ambages. Et la riposte, la réprobation et la réponse à y apporter sont une affaire de tous », a rappelé le MINATD.

Surtout que le chef de l’Etat a donné des directives précises, afin que l’ordre et la paix règnent. Dès lors, l’autorité administrative, garante de l’ordre public sur son territoire de commandement, doit veiller à ce que force reste à la loi et que seule l’autorité de l’Etat continue.

Les travaux qui s’achèvent demain ont également été ponctués par une communication du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella. Celle-ci était axée sur « les rapports entre les autorités administratives et les chefs de mission diplomatique et responsables consulaires ».

Le secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, Jean-Baptiste Bokam, a présenté un exposé sur « la mutation des menaces à la paix sociale et les mesures prises pour les fêtes de fin d’année 2017 et de nouvel an 2018 ».

La couverture sécuritaire de ces évènements et les implications de l’ouverture des frontières en zone CEMAC, ont été exposées par le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé.

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