Arts patrimoniaux et archéologie: Yaoundé en bouillon culturel

Le premier Salon dédié à ces deux volets a été lancé mercredi dernier à Yaoundé par le ministre des Arts et de la Culture.

La fin d’année s’annonce et sa série de festivals avec. Seulement, le premier Salon des arts patrimoniaux et de l’archéologie du Cameroun (SAPAR) lancé mercredi dernier à Yaoundé par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (MINAC), se veut bien plus qu’un simple rassemblement festif de plus.

Il est une vitrine pour l’unité du Cameroun, et étale avec énergie le dynamisme des quatre aires culturelles. Grâce à ce Salon placé sous le haut patronage du président de la République, et ouvert en présence de chefs traditionnels et de plusieurs personnalités, la culture camerounaise se dévoile. Ceci sur divers plans, aussi bien « sculptural, pictural, architectural que figuratif ». L’occasion s’offre aux artistes du terroir de « sortir de cet anonymat injustifié » et de proposer au reste du pays leur savoir-faire.

Avec pour thème : « Racines et identité culturelle pour un Cameroun créatif », cette rencontre culturelle rejoint les objectifs de promotion du multiculturalisme et de la diversité artistique, comme d’autres grands événements avant lui. Entre autres, le Festival national des Arts et de la Culture (FENAC), le Festival des musiques et danses patrimoniales (FESMUDAP) et la rentrée culturelle nationale. Le SAPAR est aussi une démonstration de la force de l’art camerounais et de sa longévité.

D’où l’aspect archéologique du Salon, pour prouver l’ancienneté d’un art qui remonte à un passé bien plus lointain que cette période que certains situeraient à l’époque coloniale. « Il s’agit de révéler l’antériorité de notre civilisation, par rapport à celles qui lui ravissent si souvent la vedette, et de contribuer ainsi à renverser la tendance à la négation de notre génie culturel », a déclaré Narcisse Mouelle Kombi. Une exposition à l’Esplanade du Musée national à Yaoundé permet de se familiariser ou du moins de se faire une idée des arts patrimoniaux.

Une visibilité artistique pour des artefacts et autres objets sélectionnés, mais aussi à long terme, un rayonnement économique. L’art patrimonial, avec ses codes et critères spécifiques, pourrait tout aussi se faire une place dans le marché mondial très concurrentiel des arts. Ce sujet parmi tant d’autres sera au centre d’une conférence autour du thème du SAFAR. Dimanche 24 décembre, ce premier Salon des arts patrimoniaux va refermer ses portes.

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