CD: les beaux jours sont rares

Quand on entre chez MC Pop Music sis au marché Central de Yaoundé, difficile de ne pas réaliser qu’on se trouve dans une boutique de vente de CD. Il y en a partout. Ils sont disposés dans les rayons selon le genre de musique ou selon les musiciens.

Aucun client à l’horizon ce 20 novembre 2017, juste le manager, Jean- Marie Ottoko et son assistante. «Les CD ne passent plus comme avant à cause de la piraterie. Les quelques rares qui viennent encore ici sont pour la plupart des responsables», confie Jean-Marie Ottoko. Alors que d’autres cherchent à savoir s’ils font des téléchargements de musique. «La technologie a aussi cassé la vente du CD», reconnaît-il.

Ici aussi, les artistes se font rares. «Ils ne viennent plus systématiquement nous proposer la vente de leurs CD», poursuit-il. Ceux qui préfèrent utiliser les plateformes de vente en ligne ne mettent plus tout à la disposition du public. «Ils diffusent juste quelques titres. Si un mélomane aime une chanson qui n’est pas parmi celles qui sont disponibles, il viendra vers nous. Mais, leurs albums comptent parfois trois titres. Ce qui ne pousse pas à acheter le support.

Par contre, les amoureux de la musique sont plus prompts à payer un CD qui contient sept à 12 chansons», précise-t-il. Ici, les CD produits localement coûtent entre 2000 et 2500 F. Ceux qui sont fabriqués en France reviennent à 7500 F. A MC Pop Music, on reste optimiste, malgré la torpeur ambiante. «On espère que la nouvelle société des droits d’auteur pourra permettre que la situation puisse s’améliorer», conclut Jean-Marie Ottoko.

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