Hommage: Eno Belinga revit

Une bibliothèque baptisée du nom du célèbre homme de culture a été inaugurée le 5 janvier dernier à Yaoundé par le Secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture.

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Son emplacement ne doit rien au hasard. Il atteste que cette nouvelle bibliothèque est avant tout destinée à un public spécifique : celui qui est marginalisé par l’offre culturelle. La bibliothèque Eno Belinga est logée dans les locaux de l’Othni-laboratoire de Théâtre, installé sur le flan d’une petite vallée au lieu-dit « Titi garage » à Yaoundé.

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C’est une bibliothèque pour les enfants du quartier, des élèves des établissements environnants, un lieu de ressourcement pour les comédiens, les danseurs, les metteurs en scène. Ce beau monde pourrait s’ouvrir à l’extérieur et rafraichir leurs connaissances à travers une collection estimée à 350000 ouvrages. « Dans un contexte marqué par la montée de l’extrémisme aux quatre points cardinaux, l’espoir ne peut être ravivé que par le feu sacré des auteurs qui entretiennent les rêves dans les livres », a justifié François Ebouélé, initiateur du projet.

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Comédien basé en Belgique, il a lancé la collection il y a trois ans auprès des maisons d’édition, des bibliothèques, des théâtres, dans les rues mais aussi auprès des auteurs et âmes de bonne volonté de quelques villes européennes. Le colis arrive au Cameroun en août, puis est dépouillé et classé.

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L’inauguration de la bibliothèque a drainé des personnalités comme Ran Gidor et Charles Binam Bikoï, respectivement ambassadeur d’Israël au Cameroun et  secrétaire exécutif du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola). 

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Dans son propos de circonstance, le Secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, a souhaité que ce lieu de brassage réconcilie l’art et l’émotion, le savoir et l’envie de savoir et que de là, soit ravivée la passion littéraire qui dévore certains, de même que l’envie du partage qui décrispe les émotions. L’occasion a permis de rendre hommage à celui qui fut un grand homme de culture.

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Mort en 2004, « Samuel Martin Eno Belinga, fut modeste de par sa taille, fut un grand homme de par son talent », a commenté Mouhtar Ousmane Mey. A l’actif de cet universitaire de renom, une production abondante de 173 œuvres de musique, de contes, de sciences. A travers la bibliothèque qui porte son nom, il fascinera et inspirera encore des générations.

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