25e journée mondiale de la liberté de la presse: les fake news au menu

 Une table-ronde a été organisée sur le sujet samedi par le réseau professionnel « communicateurs/PMA ».

Le réseau professionnel « communicateurs/PMA » (personnels du ministère de la Communication et assimilés), a organisé samedi à Yaoundé, une table-ronde sur le thème : « Les fake news ». Autour du modérateur Elvis Mbimba, le Dr George Bell Bitjoka, expert judiciaire en cybercriminalité, le colonel Didier Badjeck, chef de la division de la communication au ministère de la Défense, le Dr Raoul Sumo, géostratège et Dorothée Danedjo Fouba, journaliste multimédia.

Principaux axes de réflexion : « Le journalisme à l’ère des fake news », « Fake news : une réponse technologique est-elle possible face à la globalisation du phénomène » et « Fake news : que vaut cette arme de destruction dans un contexte de diversification des menaces sécuritaires ? ».

Organisée dans le contexte de la célébration de la 25e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, cette table-ronde a donné aux organisateurs, l’occasion d’exalter la communication citoyenne et responsable à l’aune du développement de l’économie numérique et du flux d’informations à travers les réseaux sociaux.

On retiendra des différents exposés et des échanges qui ont suivi, que les fake news ont de tout temps existé. Mais avec le développement du numérique, ils connaissent un développement exponentiel aux conséquences sociales graves et désorganisatrices.

Sur la toile, la désinformation est délibérée, avec cette fois ci, une dimension stratégique. Elle affecte la politique extérieure des Etats, et est appelée à être l’élément central des conflits à venir et la tête de proue des ingérences étrangères.

Face à cette menace réelle au regard de l’actualité qui a cours en ce moment dans notre pays, les réseaux sociaux sont devenus de véritables outils de désinformation, d’intimidation, d’appel à la haine, aux meurtres, à la violence… le journaliste se doit d’être responsable, de faire la part des choses pour être crédible, faire son job en toute responsabilité dans le strict respect des autres et des institutions.

L’heure est donc plus que jamais à ce que « communicateurs/PMA » appelle le journalisme citoyen, car sans paix sociale, pas d’exercice de la liberté de la presse.

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