Chanteur de ces dames

Dans les bacs

Rien de révolutionnaire, à vrai dire, dans cette nouvelle production de Sergeo Polo. « Fleur et Vénus » qui vient de paraître est un album dans la pure tradition de l’artiste, « chanteur de charme » revendiqué et affiché. Rien de surprenant, en dehors peut-être de ce featuring en ouverture. Un peu comme Ben Decca avec Daphné, Sergeo Polo s’ouvre volontiers à la nouvelle génération devenue incontournable.

Cette fois, c’est Locko, autre porte-étendard de cette jeune vague aux dents bien longues, qui associe sa voix à celle de son aîné. Sur le titre éponyme de l’album Sergeo et son invité chantent à la gloire de la femme. « Amour et Vénus » donne ainsi le ton de toute cette galette, côté textes.

Morceau après morceau, les lyrics sont une suite d’hommages rendus à la « mère de l’humanité ». D’autres thèmes comme les rapports sociaux ou Dieu sont également explorés. Au total, une dizaine de titres composés par Sergeo Polo et arrangés en compagnie de noms comme Brice Malonga, Freddy Assogban ou encore un certain « Kumba Boy ».

Résultat : un makossa aux accents de musique urbaine, cette guitare congolaise jamais loin, avec à la manoeuvre, une vieille connaissance en la matière : Caïen Madoka. Bref, « Amour et Venus », c’est du Sergeo Polo tout craché.

Une voix intacte, qui se laisse aller à quelques fantaisies, pas toujours heureuses, cependant. Ce qui donne une impression de manque de rigueur sur certaines prestations vocales. Pour le reste, les fans ne seront probablement pas déçus. L’artiste n’a pas fait pire qu’avant. C’est déjà ça.

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