Rentré académique: l’institut des sciences pétrolières dans le bain

Les cours y ont démarré le 3 octobre dernier et les préparatifs pour la rentrée solennelle vont bon train.
Sur la colline de Mbankolo à Yaoundé, dans un calme de monastère, le Pr. Abbé Jean Marie Bodo a dressé un temple du savoir. Pas le genre où l’on apprend du 1+1, mais une école où se moulent ceux qui manipulent le pétrole du sous-sol à l’usage domestique. Logé sur le site reconnu jusqu’ici comme étant le point d’émission de Radio Reine, l’Institut universitaire des sciences pétrolières et de management (IUSPM) a lancé l’année académique 2016-2017. L’établissement d’enseignement supérieur privé laïc est composé de deux écoles. d’abord l’Ecole internationale d’ingénierie pétrolière, créée en 2013. Depuis lors, 4 apprenants de plusieurs nationalités y ont été formés. Les premières licences ont été remises au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur. Dans ce créneau, on retrouve entre autres filières, la géologie pétrolière, le développement et exploitation des gisements, l’industrie pétrolière et gazière. Comme spécialités, il y a celles d’ingénieur géophysicien, d’ingénieur réservoir, ingénieur forage et ingénieur pétrochimiste. La seconde structure est l’Ecole internationale de management appliqué, dotée de trois filières et plusieurs spécialités. L’institut est ouvert, par voie de concours aux bacheliers et licenciés. Il prépare à l’obtention du Brevet de technicien supérieur (BTS) et à la Licence professionnelle en cinq ans de formation. La rentrée solennelle a lieu le 3 novembre prochain. La cérémonie sera couplée à l’inauguration du nouveau rectorat et de la salle de  télé-présence (télé-enseignement), actuellement en chantier.
Ce mercredi 5 octobre, alors que les travaux se poursuivent, les apprenants sont face aux enseignants. Une trentaine par salle. Et parfois moins. « Notre structure n’a pas vocation à avoir des milliers de personnes. Nous faisons une formation d’élite, pointue. Nous pouvons accueillir 1000 étudiants. Mais nous n’irons pas jusque-là, à cause de la qualité de formation recherchée », explique un responsable. Avant le début des classes, tous ont eu droit à un mois de préparation, dans ce campus ayant en dehors des salles de cours, un centre médical, une bibliothèque bien équipée et un laboratoire doté d’outils de dernière génération. Et depuis la rentrée, c’est du non stop. « Nous faisons cours tous les jours de 8h à 17h. J’ai été en Egypte, mais ce n’était pas aussi sérieux durant la première semaine de classe.  Pour chaque cours, nous avons un professeur de rang magistral, un docteur et un ingénieur», assure un apprenant. 
Du coup, pour passer d’un niveau à un autre, il faut travailler dur. Parfois avec 12/20 de moyenne annuelle, c’est le redoublement assuré. L’établissement, placé sous la tutelle de l’université de Douala, bénéficie également de la coopération interuniversitaire pour assurer une formation de haut niveau. L’université du Texas aux Etats-Unis, celle de Rivira i Virgili de Terragone en Espagne, font partie de la longue liste. L’accent est mis sur la discipline d’après le secrétaire général, Gabriel  Sintat Sintat. La présence physique aussi. 
 

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