Extrême-Nord: baisse du taux de mortalité liée au paludisme

C’est le constat qui se dégage au terme de la célébration de la 11e journée mondiale de la lutte contre cette maladie célébrée mercredi dernier à Maroua.

Parler de paludisme au Cameroun, c’est mettre au centre du débat le cas de la région de l’Extrême-Nord qui a connu des vagues d’épidémies de cette maladie qui a causé la mort des centaines de personnes. Pendant plusieurs années, la malaria a toujours été la première cause de morbidité et de mortalité dans  cette partie du pays.

Au cours de la période allant de janvier à septembre 2013, sur les 657.754 consultations enregistrées dans les formations sanitaires, 182.402 cas sont liés au paludisme. Une tendance qui a atteint son pic aux mois d’août et septembre 2013 où  70.990 cas de paludisme ont été enregistrés. De janvier à octobre 2013, la malaria a fait 997 morts dans l’Extrême-Nord.

Mais depuis quelques années, la tendance a considérablement changé, fait constater Dr Fanne Mahamat Ousman, délégué régional du ministère de la Santé publique pour l’Extrême-Nord. Entre 2014 et 2016 le poids du paludisme dans les consultations hospitalières de la région est passé de 35,1% à 23,8% ; son poids dans les décès survenus dans les formations sanitaires est passé de 50,1% à 26,2% soit une diminution de plus de la moitié.

On constate une baisse significative de la mortalité par rapport à la situation de 2013, où ce taux était de 70%. La baisse du nombre de décès est à mettre à l’actif des mesures de la lutte mise en place par le gouvernement camerounais et ses partenaires.

D’après le Dr Jean Pierre Kidwang, coordonnateur du groupe technique régional de lutte contre le paludisme, la stratégie mise sur pied a en effet consisté à combiner des mesures de prévention telles que la chimio prévention du paludisme saisonnier et la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) chez les femmes enceintes, lors des consultations prénatales et des campagnes de masse.

Pour le médecin, ce n’est pas parce que les tendances sont bonnes que l’on peut crier victoire. L’heure est aujourd’hui à l’intensification de la sensibilisation des populations », affirme t-il . Pour joindre la parole à l’acte, à l’occasion de la 11e journée de lutte contre le paludisme, avec l’appui de l’Unicef, une table ronde qui a regroupé les leaders religieux et les chefs de quartiers et une grande marche à travers la ville de Maroua ont été organisées pour que les uns et les autres soient « prêts à vaincre le paludisme ».

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