Centrafrique: plus de 20 morts à Kaga-Bandoro

Des rebelles ont attaqué mercredi dernier un camp de réfugiés dans cette localité du centre du pays.

Il y avait encore de la tension dans l’air jeudi à Kaga-Bandoro en début d’après-midi. La veille, cette localité du centre de la République centrafricaine a connu des heures agitées marquées par des coups qui ont entraîné la mort de plusieurs personnes. Selon des sources concordantes, des rebelles de l’ex-Séléka ont tenté de voler le groupe électrogène de la radio Kaga, une chaîne locale, lorsque l’un d’eux a trouvé la mort. En guise de représailles, ils ont attaqué un camp de réfugiés en faisant usage d’armes à feu et tué 13 personnes et blessé plusieurs autres. Une source sécuritaire à Kaga-Bandoro parle de 17 blessés graves. Dans le souci de protéger les populations, les casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont riposté et tué dix rebelles. «Nous avons une situation de crise à Kaga-Bandoro à l’issue d’un braquage qui s’est soldé par le meurtre d’une personne apparemment de confession musulmane qui serait un ex-séléka. A partir de ce moment, il y a eu un dérapage. Les ex-Séléka ont décidé d’entreprendre des actions de représailles, mais (notre) force est sur le terrain», a témoigné Renner Onana, chef de Bureau de la Mission multinationale intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à Kaga-Bandoro.
Au moment où surviennent ces nouveaux affrontements, plusieurs villes centrafricaines sous contrôle des ex-Séléka sont déclarées mortes à l’initiative de ces derniers. Depuis quelques jours, les activités sont paralysées dans les localités de Kabo, Ndele et Kaga-Bandoro. L’administration, les écoles et les commerces sont fermés. «Nous avons été informés de ce que la ville morte est déclarée dans la ville. Dans les faits, les activités sont paralysées un peu partout dans la ville puisque les élèves ont été libérés, l’administration aussi est fermée et les activités habituelles sont au ralenti», a confirmé une source à la MINUSCA à Radio Ndéké Luka, une chaîne centrafricaine. «Toutes les activités ont été suspendues tôt ce matin. Les commerces sont fermés, l’administration aussi ne fonctionne pas ainsi que les activités humanitaires. Ce blocage général fait suite à la journée de mobilisation décidée par les ex-combattants de la Séléka», a confié Abdoulaye Mahamat, préfet de Ndélé. 
 

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