Protection des droits de l’Homme: les pistes de solution

La consultation tenue jeudi en vue de l’élaboration du 4e rapport périodique du Cameroun pour les Nations unies a débouché sur d’importantes résolutions. 

Les Organisations de la société civile (OSC), une trentaine, ont fait entendre leurs voix jeudi dernier sur la question de la protection des droits de l’Homme au Cameroun. La discussion organisée par la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) a débouché sur la détermination de chaque acteur à faciliter l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies. Concrètement, le premier défi est celui de déposer le rapport à temps, c’est-à-dire le 2 décembre prochain. Car, d’après le constat du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies (Comité DESC), les derniers rapports du Cameroun avaient été soumis avec sept ans de retard.
De plus, les OSC ont plaidé pour l’amélioration de l’accès aux soins de santé, à la lumière de l’article 12  du Pacte international des Nations unies relatif aux DESC. Celui-ci dispose que « les Etats-parties au présent Pacte reconnaissent le droit qu'à toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu'elle soit capable d'atteindre ». Ainsi, des efforts doivent être consentis pour « la diminution de la mortalité infantile, ainsi que le développement sain de l'enfant; la création de conditions propres à assurer à tous des services médicaux et une aide médicale en cas de maladie ; l'amélioration de tous les aspects de l'hygiène du milieu et de l'hygiène industrielle ». L’autre centre d’intérêt est celui du logement décent, l’accès à l’éducation ou l’amélioration des méthodes de production, de conservation et de distribution des denrées alimentaires. En outre, les uns et les autres se sont appesantis sur « une protection et une assistance aussi larges que possibles qui doivent être accordées à la famille, qui est l'élément naturel et fondamental de la société, en particulier pour sa formation et aussi longtemps qu'elle a la responsabilité de l'entretien et de l'éducation d'enfants à charge ».
Ces différents griefs, comme l’a souligné le Pr. James Mouangue Kobila, vice-président de la CNDHL, constituent 80% des violations des droits de l’Homme dans le monde concernent les DESC. Les assises de la semaine dernière ont également eu le mérite de consolider le dialogue entre le gouvernement, les OSC et la CNDHL.
 

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