Lutte contre la faim et l’insécurité: les parlementaires africains au front

Un mémorandum d’entente avec la FAO et des résolutions adoptées jeudi dernier au cours d’une séance plénière à Sharm El-Sheikh.

Jeudi dernier à Sharm El-Sheikh, c’est avec le cœur qu’Isabelle Silikam s’est adressée à ses pairs africains lors de la discussion générale lors de la discussion générale ayant suivi la communication de l’ambassadeur de Sierra Léone, président du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, Osma Key Kamara, sur la situation de la paix et de la sécurité en Afrique. La Camerounaise évoquait les atrocités commises par la secte islamiste Boko Haram contre d’innocentes personnes, dont des femmes et des enfants dans la partie septentrionale de son pays. Comme le Cameroun, de nombreux Etats du continent sont ainsi la proie de ces hors-la-loi, quand il ne s’agit pas d’une insécurité générée par d’autres facteurs. L’on a ainsi évoqué les cas des pays comme la République centrafricaine, la Libye, le Mali, la Somalie, le Soudan… A la différence des Etats attaqués par la secte islamiste Boko Haram où les pouvoirs locaux ont dû eux-mêmes faire face à la situation, la plupart des orateurs ont relevé les difficultés qu’éprouve l’Union africaine à prévenir et parfois même à intervenir lorsque la situation finit par dégénérer. « Notre organisation ne se saisit pas toujours des problèmes à temps, même lorsqu’on les voit naître » a-t-on entendu de la part d’un intervenant. D’où la difficulté à apporter des solutions efficaces aux différentes crises qui naissent sur le continent. Même s’ils n’ont pas manqué de reconnaître que quelques crises ont pu trouver des solutions.
Dans le cadre de cette séance plénière qui était présidée par le président de la chambre, Roger Nkodo Dang, les parlementaires africains ont recommandé la mise sur pied d’un système de prévention au sein du CPS de l’Union africaine, afin de trouver des réponses aux crises dont les maux ne sont pas étrangers à l’Afrique pour la plupart d’entre elles. Autre crise qui a nécessité une mobilisation des parlementaires, c’est celle contre la faim. Ce, à travers l’Alliance parlementaire panafricaine pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PAPA-FNS). Face à Abdelsalam Ould Ahmed, directeur général adjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ils ont reconnu être les mieux placés pour attirer l’attention sur la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au plus haut niveau de l’agenda politique et législatif, compte tenu de leurs responsabilités législatives, budgétaires et de contrôle, entre autres. C’est ainsi qu’un mémorandum d’entente a été paraphé à la suite de la séance plénière qui a suivi les discussions par Roger Nkodo Dang pour le compte du Parlement panafricain (PAP) et le représentant du directeur général de la FAO pour trouver les voies de l’éradication de la famine sur l’ensemble du continent.
 

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