Coopération Israël-Cameroun: du théâtre pour sceller les liens

La pièce israélienne «Les meilleures amies», adaptée par Jean Louis Moussinga, a été présentée mercredi dernier à Yaoundé.

La représentation débute par une scène de vie ordinaire, le départ en vacances de trois jeunes lycéennes, déterminées à profiter de leurs vacances. Le tout, au rythme d’une musique langoureuse.

Puis se succèdent, des scènes captivantes mettant en exergue, la vie des jeunes vivant dans l’insouciance, entre consommation d’alcool, drogue, grossesses non désirées, etc.

Le public est entraîné dans l’intimité d’un ménage à trois entre Lili, Sophie et Thérèse,  jeunes adolescentes et plus tard adultes. Deux époques d’une vie, pour illustrer l’univers des jeunes insouciants et leur avenir dans la peau d’un adulte.

La pièce « Les meilleures amies » propose un cocktail de messages permettant à chaque spectateur de tirer les leçons du passé.

Pour sa quatrième représentation au Cameroun, la pièce a attiré de nombreux spectateurs à l’espace culturel « Atelier 4 » au quartier Bastos à Yaoundé le 28 février dernier.

Aux premières loges des officiels, l’ambassadeur d’Israël au Cameroun, Ran Gidor, le Dr Samba, chef de département des Arts à l’Université de Yaoundé I et une délégation de huit journalistes allemands invités par l’ambassade d’Israël.

« Les meilleures amies » est une pièce de l’Israélienne Anat Gov, qui a connu un très grand succès en Israël. Elle a été adaptée au Cameroun par Jean Louis Moussinga. « C’est pour célébrer l’amitié entre le Cameroun et Israël », a-t-il expliqué, avant de souligner que « l’Etat d’Israël apporte son appui sans condition à des œuvres artistiques ».

Ousmanou Sali quant à lui signe la mise en scène. Il a tout de suite été intéressé par le texte. « Quand j’ai lu le texte, je me suis dit, cette pièce me concerne, elle concerne l’autre. Alors à ma manière, j’ai tenu à transmettre le message au public », se souvient-il.

L’objectif fixé par les organisateurs a été largement atteint « C’est une pièce contemporaine, qui touche tous les aspects de la société… C’est une pièce qui parle », témoigne Noëlla Ngunyam, étudiante en Arts du spectacle et cinématographie.

Elle est la preuve que les réalités de la jeunesse israélienne sont les mêmes que celles des camerounais. Le défi relevé par l’adaptation de l’œuvre aura été de s’appropriation l’imaginaire de l’auteur Israélienne, la mettre en contexte et le restituer tout en gardant la quintessence de la création originelle. 

Un projet de présentation de la pièce en Europe est en gestation.
 

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