Retour sur le réaménagement du gouvernement: des actes qui feront date

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Le Cameroun est confronté depuis quelque temps à de nombreux défis sécuritaires, dont le moindre n’est pas la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pour apporter une solution durable à la question dite anglophone, le président de la République qui est constamment à l’écoute de ses compatriotes et qui est prêt à donner suite à toute doléance qui ne va à l’encontre ni de la loi fondamentale dont il est le garant, ni de l’intérêt général, a posé vendredi dernier, en réaménageant le gouvernement, des actes qui feront date.

Il s’agit de la nomination de deux de nos compatriotes originaires des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à des fonctions de souveraineté ou stratégiques, et de la création d’un ministère de la Décentralisation et du Développement local.

Il n’échappe à personne que la doléance relative à la nomination de Camerounais anglophones à des postes ministériels de souveraineté se faisait insistante ces derniers temps. Dans un souci d’apaisement, Paul Biya y a donné une suite favorable.

C’est ainsi que Paul Atanga Nji, jusque-là ministre chargé de mission à la présidence de la République, originaire de la Mezam, (Nord-Ouest) a été promu à la tête d’un ministère de souveraineté, celui de l’Administration territoriale.

Il a sous son autorité tous les gouverneurs de région, les préfets et sous-préfets de la République. Le maintien de l’ordre et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national lui incombe, pour ne citer que cet exemple.

S’agissant du professeur Nalova Lyonga Pauline Egbe, native du Fako, (Sud-Ouest) elle hérite du très stratégique ministère des Enseignements secondaires, poids lourd du système éducatif camerounais, qui regroupe l’enseignement général, l’enseignement technique et l’enseignement normal. Ses démembrements vont jusque dans les coins les plus reculés du pays.

Quant à la création du ministère de la Décentralisation et du Développement local, même si elle vient résoudre une doléance exprimée par nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lors des consultations menées à la fin de l’année dernière sur instructions du chef de l’Etat, elle répond à une attente nationale. Dans un message à la Nation le 31 décembre dernier, le président Paul Biya avait relevé :

« Les consultations que j’ai menées, mais aussi les multiples avis et suggestions que j’ai recueillis, m’ont conforté dans l’idée que nos concitoyens souhaitent participer davantage à la gestion de leurs affaires, notamment au niveau local ».

Concluant sur ce point relatif à la décentralisation, le chef de l’Etat avait ajouté : « Je crois fermement à cet égard que l’accélération de notre processus de décentralisation va permettre de renforcer le développent de nos régions ». Paul Biya qui a promis l’accélération de la décentralisation et qui tient à sa parole est donc passé à l’acte vendredi dernier, en créant le ministère de la Décentralisation et du Développement local. A la tête de ce dernier, il a nommé Georges Elanga Obam.

C’est à ce dernier que revient désormais l’exaltante tâche d’élaborer les textes devant encadrer la décentralisation et le développement local, et de les soumettre dans des meilleurs délais au Premier ministre, chef du gouvernement puis au président de la République pour validation, en vue de leur mise en œuvre.

Après la mise en place du Conseil constitutionnel dont les onze premiers membres ont prêté serment hier. La seule institution prévue par la Constitution dont la mise en œuvre est attendue, ce sont les régions. Le chef de l’Etat en est conscient, et il travaille sans compter à l’aboutissement  de cette autre attente forte des Camerounais.
 

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